Isabelle Quinn : développer la sweet attitude

Offert par Les Affaires


Édition du 08 Novembre 2014

Isabelle Quinn : développer la sweet attitude

Offert par Les Affaires


Édition du 08 Novembre 2014

Par Claudine Hébert

Isabelle Quinn, lauréate - Nouvelle entrepreneure

Vendriez-vous votre condo à 44 ans pour retourner vivre 6 mois chez votre mère afin d’économiser les sous nécessaires pour ouvrir une boutique de biscuits et de cupcakes ? C’est ce qu’a fait Isabelle Quinn en 2009 pour créer le concept Sweet Isabelle.

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Après 12 ans de carrière à titre de formatrice en ventes, en investissement et en épargne dans le réseau des caisses Desjardins, Isabelle Quinn s’est retrouvée du jour au lendemain sans contrat. « J’ai toujours adoré cuisiner et recevoir les gens. Ce coup dur a été l’élément déclencheur qui m’a permis de réaliser mon rêve », raconte l’entrepreneure de 49 ans, finaliste dans la catégorie Nouvelle entrepreneure des Prix Femmes d’affaires du Québec du Réseau des femmes d’affaires du Québec (RFAQ).

Non seulement elle a vendu son chez-soi pour payer son premier local sur la rue Fleury, à Montréal, mais elle avoue avoir passé quelques nuits en voiture pour aller faire de la R-D à Toronto et à New York. « Je partais à une heure du matin pour visiter dans la journée différentes boutiques de biscuits et cupcakes ainsi que des cafés pour trouver mon inspiration », rapporte-t-elle.

Mère de trois enfants aujourd’hui âgés de 21, 23 et 25 ans, cette chef de famille monoparentalen avoue ne pas l’avoir eu facile. « J’ai décidé, un peu par orgueil, que je bâtirais mon entreprise sans financement. Je comprends ce qu’a traversé Cora Tsouflidou lorsqu’elle raconte comment elle a dû vendre sa friteuse pour acheter une crêpière. J’ai attendu deux ans et demi pour pouvoir acheter l’accessoire qui permet de rouler mécaniquement ma pâte à sucre. Mes employés et moi sommes tellement contents de ne plus faire cette tâche à la main qu’on a baptisé cette machine La Déesse », raconte la pâtissière.

Le concept Sweet Isabelle ? Des sablés pur beurre, des cupcakes et des ateliers offerts du vendredi au dimanche. « Attention, ce ne sont pas des cours de cuisine. Les gens sont invités à venir prendre plaisir à décorer eux-mêmes cinq gros biscuits. Un concept très populaire auprès des familles et pour les partys de filles », souligne la femme d’affaires.

L’entrepreneure concède avoir une part d’insouciance. Sans cela, dit-elle, elle ne se serait jamais embarquée dans une telle aventure. « J’ai aujourd’hui l’impression d’avoir trouvé ma place, même si je dois admettre que je n’ai jamais autant travaillé de ma vie », dit-elle.

Isabelle Quinn estime qu’il existe plusieurs similitudes entre son ancien boulot et son rôle d’entrepreneure. « À première vue, le langage et les sujets semblent bien différents. Mais dans le fond, les deux me font travailler avec le public. Et dans les deux cas, les gens recherchent un produit personnalisé », soulève-t-elle.

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