Isabelle Landry-Larue, l'entrepreneure qui grimpe


Édition du 12 Novembre 2016

Isabelle Landry-Larue, l'entrepreneure qui grimpe


Édition du 12 Novembre 2016

Par Les Affaires

Isabelle Landry-Larue, vice-présidente Escalade Clip’n climb Laval

LAURÉATE, NOUVELLE ENTREPRENEURE — Rien ne prédestinait Isabelle Landry-Larue, phobique du vide, à ouvrir un centre d’escalade. Pourtant, c’est en visitant le centre Clip’N Climb de Gâtineau avec ses enfants qu’elle a un véritable coup de foudre pour le concept. Comme lorsqu’elle a rencontré son mari et désormais partenaire d’affaires, elle sait en cinq minutes qu’elle a trouvé le business de sa vie. « Le modèle d’entreprise m’est tout de suite apparu intéressant car ça roulait, l’endroit comportait peu d’employés mais attirait beaucoup de gens », se rappelle-elle.

À l’époque, cette traductrice pigiste, qui est également instructrice de conditionnement physique, souhaite depuis longtemps devenir son propre patron. « J’ai toujours eu de la difficulté à suivre des règles ou des décisions avec lesquelles je n’étais pas d’accord, indique-t-elle. Et, je voulais avoir toute la latitude possible pour créer. » Son entourage lui avait suggéré de devenir coach de vie. Au final, c’est plutôt par l’escalade qu’elle va aider les gens à atteindre ses sommets.

Isabelle Landry-Larue et son mari, Daniel Mongrain, mettent toutes leurs économies dans le projet d’ouverture d’un Clip’N Climb à Laval. « Nos proches, les banques et les comptables nous prenaient pour des fous mais quand j’ai une idée en tête, j’ai confiance en elle », explique cette mère de trois enfants, âgée de 41 ans.

Si le couple n’hésite pas à mettre tous ses œufs dans le panier Clip’N Climb, c’est qu’ Isabelle Landry-Larue a tout de suite cru en ce concept venu de Nouvelle-Zélande. Loin d’être un centre d’escalade traditionnel, Clip’N Climb propose une trentaine de murs colorés équipés de prises classiques mais aussi de prises creuses et tournantes ou encore de barreaux et de cubes en relief. Grâce au système de rappel automatique, les familles et les groupes d’amis peuvent grimper ensemble puisque personne ne doit rester en bas pour les assurer en cas de chute. « L’idée est de rendre l’escalade accessible à monsieur et madame Tout-le-Monde et de permettre à tous de se sentir fiers à la sortie », dit-elle.

Isabelle Landry-Larue et son conjoint achètent les murs et les équipements nécessaires à l’entreprise néo-zélandaise Clip’N Climb. Malgré les loyers élevés, l’entrepreneure tient absolument à installer son centre d’escalade au sein du complexe Centropolis de Laval, qui regroupe des magasins, des restaurants et des divertissements. Emballé par le projet, Centropolis retire un étage d’un bâtiment pour fournir un local haut de 30 pieds afin d’accueillir Clip’N Climb, qui ouvre ses portes en mars 2014. L’intuition d’Isabelle Landry-Larue se révèle bel et bien fondée puisque, dès la première année, 50 000 grimpeurs se sont lancés à l’assaut de ses murs d’escalade.

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