Cadres, donnez-vous un plan de match

Publié le 30/10/2010 à 00:00, mis à jour le 03/07/2012 à 09:21

Cadres, donnez-vous un plan de match

Publié le 30/10/2010 à 00:00, mis à jour le 03/07/2012 à 09:21

À la suite de l'abolition de son poste en 2008, François Fouquet, alors directeur général de La Nouvelle de Sherbrooke, ne bénéficiait plus d'un régime à prestations déterminées pour accumuler de l'épargne-retraite. " Le montant accumulé a été transféré dans un compte de retraite autogéré ", dit l'homme de 49 ans.

Signe des temps, son nouvel employeur, la Coopérative funéraire de l'Estrie, a aussi retenu le REER autogéré comme régime de retraite pour ses cadres salariés.

Ces changements ont eu pour effet de plonger M. Fouquet dans le vague relativement à ses revenus de retraite. " Avant, avec le régime de retraite à prestations déterminées, je savais que je pouvais prendre ma retraite à 60 ans en recevant 60 % du salaire le plus élevé que j'avais gagné au cours de mes trois dernières années de travail, dit-il. Mais maintenant, avec le REER autogéré, il y a beaucoup d'incertitude. Quel rendement obtiendrai-je sur mes placements ? Combien aurai-je accumulé à 65 ans ? Aurai-je assez d'argent pour bien vivre jusqu'à 90 ans ?"

Depuis le début des années 2000, beaucoup d'employeurs ont mis en place des dispositifs de retraite plus souples pour leurs cadres salariés, tels le Régime de participation différée aux bénéfices, le REER collectif, le régime à cotisations déterminées et le régime de retraite simplifié.

" Le hic, c'est que de plus en plus, ce sont les cadres salariés qui doivent composer avec l'incertitude quant à l'évolution des marchés financiers, et non plus l'entreprise ", précise Daniel Villeneuve, conseiller principal en fiscalité au Mouvement Desjardins.

Doser risque et rendement

Par conséquent, un grand nombre de cadres salariés sont maintenant chargés de piloter leur épargne retraite, du choix du conseiller financier jusqu'à la constitution du portefeuille. Et le contexte actuel de bas taux d'intérêt et de forte volatilité boursière représente un défi colossal pour eux.

Le secret, c'est de déterminer leur degré de tolérance au risque, en tenant compte que plus le potentiel de rendement est élevé, plus le risque est élevé, dit M. Villeneuve. " Le portefeuille optimal dépendra donc à la fois de votre tolérance au risque et de vos besoins de rendement ", souligne-t-il.

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