Vendre de la poudre de canneberge au Japon

Offert par Les Affaires


Édition du 18 Octobre 2014

Vendre de la poudre de canneberge au Japon

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Édition du 18 Octobre 2014

Le producteur d'extraits de fruits et légumes Nutra Canada se bute à une croyance culturelle tenace au Japon. «Les Japonais pensent que les femmes ne font jamais d'infection urinaire !» raconte le responsable de la commercialisation de la PME, Jean Leclerc. Difficile alors de leur vendre des extraits de canneberge pour leurs propriétés protectrices dans ce domaine...


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Pour se faire valoir, Nutra Canada participe à deux grands salons internationaux par année, un à Genève et un aux États-Unis, explique Jean Leclerc. [Photo: Jérôme Lavallée]


Exporter, c'est se buter ainsi de temps à autre au «conflit des mentalités», dit Jean Leclerc. Mais les perceptions culturelles jouent aussi parfois en sa faveur. «À Taïwan et au Japon, par exemple, l'image du Canada est excellente. Nos clients voient le Canada comme un grand pays peu pollué. Cette image les amène à privilégier un produit qui vient d'ici par rapport à celui d'un autre pays.»


Nutra Canada, une PME fondée en 2008 qui emploie une vingtaine d'employés à Champlain, en Mauricie, commercialise sous forme de poudre des fruits et des légumes qui sont vendus aux entreprises pour entrer dans la composition de produits naturels ou alimentaires. Fraises, canneberges, bleuets, oignons, épinards et brocolis cultivés au Québec sont traités de façon à en extraire les molécules bénéfiques pour la santé.


Sortir du pays pour assurer son avenir


Un produit de niche qui devait absolument sortir du pays pour assurer son avenir. «On s'est rendu compte très rapidement que le marché canadien ne pouvait pas soutenir notre activité à lui seul, indique Jean Leclerc. Si on n'exportait pas, c'était la mort de l'entreprise. On est pourtant présents au Canada, mais ça représente moins de 2 % de nos ventes.»


Depuis ses débuts, Nutra Canada exporte donc ses produits, surtout en Europe (60 %), aux États-Unis (20 %) et en Asie (10 %). Comment faire sa marque à l'étranger alors qu'on est une jeune entreprise ? «C'est sûr que l'entreprise était perçue comme le nouveau joueur, et souvent, les clients potentiels étaient sur la défensive, se souvient Jean Leclerc. Ils se demandaient si elle serait encore là dans deux ans.»


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