Mieux connaître ses bénévoles pour mieux les motiver

Offert par Les Affaires


Édition du 24 Novembre 2018

Mieux connaître ses bénévoles pour mieux les motiver

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Édition du 24 Novembre 2018

Les gens âgés de 65 ans et plus ne représentent que 26 % des bénévoles québécois, alors que ceux âgés de 18 à 44 ans représentent 40 % d’entre eux, selon une étude du ­RABQ parue cet été. [Photo : 123RF]

Les bénévoles réalisent un travail essentiel dans bien des organismes de bienfaisance. Mais savez-vous qui ils sont ? Pourquoi ils s'impliquent ? Comment ils s'impliquent ? Si vous désirez les mobiliser autour de votre mission, il est essentiel de pouvoir répondre à ces questions.


«On croit souvent que les bénévoles sont surtout des aînés, mais la réalité est qu'ils sont de toutes tranches d'âge. Le bénévolat suit les gens dans toutes les étapes de leur vie», explique Marilyne Fournier, la directrice générale du Réseau de l'action bénévole du Québec (RABQ).


Selon une étude de l'organisme parue cet été, les gens âgés de 65 ans et plus ne représentent que 26 % des bénévoles québécois, alors que ceux âgés de 18 à 44 ans représentent 40 % d'entre eux. Quand ils sont étudiants, les jeunes ont par exemple tendance à s'impliquer dans leur association étudiante, alors que lorsqu'ils vieillissent et deviennent parents, ils s'impliqueront plutôt à l'école.


Comprendre les motivations


Les raisons qui poussent les Québécois à devenir bénévoles ne sont toutefois pas les mêmes que celles qui les poussent à le rester. Comme mesure incitative pour s'engager, les gens ont plutôt tendance à mentionner des avantages tournés vers eux-mêmes. Plus de 70 % des répondants à l'étude du RABQ, par exemple, mentionnent le plaisir ou l'intérêt pour une activité ou une cause particulière. D'autres invoquent le désir de socialiser, d'échanger et de développer un sentiment d'appartenance à un groupe avec qui ils partagent un intérêt commun.


Une fois qu'ils ont fait leur place dans un organisme et qu'on les questionne sur les raisons qui les poussent à poursuivre leur engagement, ils mentionnent cependant des raisons de nature plus sociale, telle que de contribuer à leur collectivité ou de mettre à profit leurs compétences et leur expérience.


«C'est souvent seulement une fois devenu bénévoles que les gens réalisent l'impact qu'ils peuvent avoir sur le monde autour d'eux», explique Mme Fournier. Pour un organisme caritatif, ces informations sont des plus pertinentes. Elles signifient que pour recruter des bénévoles, il faut parler aux candidats potentiels de leurs intérêts, des occasions de socialisation, de ce qu'ils peuvent en retirer.


Par la suite, toutefois, pour retenir leur talent, les organismes doivent plutôt miser sur la collaboration. Mme Fournier explique qu'ils doivent considérer les bénévoles comme des partenaires, leur faire comprendre où ils se situent dans le grand projet commun, et leur faire sentir qu'ils ont une influence sur les décisions.


«Avant, les bénévoles disaient "Faites-moi faire les tâches qui ont besoin d'être faites, n'importe quoi", raconte-t-elle. Aujourd'hui, la discussion tend sur l'avantage mutuel. Qu'est-ce que l'on peut s'apporter l'un à l'autre ?»


Préparer la relève


Comme bien des travailleurs, les bénévoles partiront bientôt à la retraite, eux aussi. Préparer la relève est donc un défi important. Heureusement, parmi la population, bien des gens n'attendent qu'à se lancer - si seulement l'occasion se présente.


«Environ 35 % des non-bénévoles ne s'impliquent pas parce que personne ne le leur a demandé, parce qu'ils ne savent pas où s'adresser, ou parce qu'ils n'ont pas encore eu l'occasion de le faire, illustre Marilyne Fournier. Chez les 18-35 ans, la proportion est plutôt de 57 %.»


La relève attend. Il n'en tient donc qu'aux organismes à leur tendre la main.


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