Immigration: des réticences bien ancrées

Offert par Les Affaires


Édition du 29 Septembre 2018

Immigration: des réticences bien ancrées

Offert par Les Affaires


Édition du 29 Septembre 2018

Par Martin Jolicoeur

[Photo: 123RF]


La question des travailleurs immigrants demeure un sujet délicat pour le milieu politique. Il en va de même pour le milieu des affaires qui n’accepte pas facilement de se confier sur le sujet.


Oui, le recours à la main-d’œuvre immigrante est courant. Mais plusieurs dirigeants d’entreprises préfèrent ne trop en parler. Et peut-être pour cause…


Une étude récente du Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO) démontre en effet que même si plus de la moitié (59 %) de la population du Québec se montre favorable à l’immigration, tout de même 48 % de cette même population perçoit un risque grand ou très grand à l’immigration.


Les auteurs de ce coup de sonde annuel sur 47 enjeux de société montrent que les femmes, les personnes plus âgées et les francophones se montrent généralement plus inquiets face à l’immigration. C’est le cas de 53 % des femmes (contre 43 % des hommes), de 55 % des 55-74 ans (contre 39 % des moins de 35 ans), et de 50 % des francophones (contre 36 % des anglophones et 31 % des allophones).


D’autres caractéristiques sociodémographiques comme l’occupation et le niveau de scolarité influencent aussi grandement les perceptions de la population à l’égard de l’immigration. 


Par exemple, on constate que les professionnels (33 %) et les travailleurs de disciplines scientifiques (39 %) sont les moins nombreux à percevoir un risque grand ou très grand pour l’immigration. Mais à l’inverse, les auteurs notent que les ouvriers (60 %), les employés (59 %), les gestionnaires/propriétaires d’entreprises (53 %) et les sans-emploi (49 %) compteraient parmi les plus nombreux à s’inquiéter de l’immigration.


Le niveau de scolarité est également un fort prédicteur d’opinion en ce qui a trait à l’immigration. Généralement, plus le niveau de scolarité augmente, plus la perception de risque de l’immigration diminue. Les auteurs de cette enquête, menée par Nathalie de Marcellis-Warin, PDG du CIRANO, suggèrent que la crainte des répondants de perdre leur emploi puisse expliquer les divergences d’opinions constatées entre citoyens d’un même milieu.


 


Lisez notre série de textes sur l'immigration, comme solution à l'actuelle pénurie de main-d'oeuvre:


Immigration comme solution aux quatre coins du Québec


Immigration: des entreprises tentent la voie du regroupement


Immigration: des réticences bien ancrées


Pénurie: recourir à la main-d'oeuvre marginalisée de Montréal


 


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