Un défi de recrutement et de rétention

Offert par Les Affaires


Édition du 29 Septembre 2018

Un défi de recrutement et de rétention

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Édition du 29 Septembre 2018

Par François Normand

[Photo: 123RF]

Trois problèmes ressortent particulièrement du lot des doléances des entrepreneurs sondés par la FCEI.

Problème no 1 : Trois entreprises sur quatre déplorent le manque de candidats dans leur région.

Problème no 2 : La moitié des PME affirme avoir de la difficulté à satisfaire les attentes des candidats en matière de conditions de travail (rémunération, vacances, etc.)

Problème no 3 : Un répondant sur deux déplore la sous-qualification des candidats par rapport aux besoins de leur entreprise.

Pour limiter les dégâts de cet ouragan, les PME affirment avoir déployé plusieurs stratégies. Plusieurs ont amélioré les conditions de travail (salaires, vacances, congés payés), tandis que d’autres ont utilisé les services d’une agence de placement. Quelques-unes (9 %) affirment avoir embauché des travailleurs étrangers.

Sur le plan de la rétention, les défis sont tout aussi grands. Près de 70 % des répondants affirment qu’elles ont des « moyens financiers limités » pour améliorer les conditions de travail de leurs employés, et ce, des salaires aux vacances. Les dirigeants savent fort bien qu’ils doivent en donner plus à leurs employés, mais leur marge de manœuvre est très mince.

GRAPHIQUE: Les mesures suivantes sont-elles utiles à votre entreprise en matière d’emploi?

Par ailleurs, une entreprise sur deux confie avoir de la « difficulté à satisfaire les attentes » des employés en matière de flexibilité des conditions de travail (congés, horaires de travail souples, etc.). Souvent, disent les spécialistes du monde du travail, il existe une incompréhension entre les générations à ce sujet, les plus jeunes étant plus exigeants.

Une PME sur deux déplore aussi être en concurrence avec le secteur public et les grandes entreprises, qui offrent la plupart du temps de meilleures conditions de travail, y compris sur le plan des avantages sociaux (assurance collective, fonds de pension).

Enfin, près de 10 % des dirigeants sondés par la FCEI affirment recevoir des employés surqualifiés par rapport aux besoins de leur organisation. Plusieurs PME ont souvent davantage besoin de journaliers et de manutentionnaires que de techniciens et d’ingénieurs.

Les solutions

Voilà pour le constat de la situation. Maintenant, quelles sont les solutions pour s’en sortir ? Le sondage montre quelles mesures privilégient les entrepreneurs pour réduire l’impact de la pénurie de main-d’œuvre. Cinq sont jugées « très utiles » par les membres de la FCEI qui y ont répondu.

1. 63 % des PME affirment qu’il faut réduire la paperasserie pour les employeurs.

2. 60 % des entreprises estiment qu’il faut réduire les retenues à la source (RPC/RRQ, AE, taxes provinciales sur la masse salariale, etc.).

3. 41 % des dirigeants souhaitent que les gouvernements accordent des allègements fiscaux aux employeurs qui embauchent du personnel.

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