Le souci du détail au Centroparc de Mascouche

Publié le 14/09/2022 à 11:00

Le souci du détail au Centroparc de Mascouche

Publié le 14/09/2022 à 11:00

Le Centroparc est d’une superficie de 1,3 million de pieds carrés, le long de l’autoroute 640. (Photo: courtoisie)

PARCS INDUSTRIELS. Depuis quelques semaines, le site de l’ancien aéroport de Mascouche, fermé en 2016, connaît une activité inhabituelle. L’entreprise Montoni vient d’amorcer la troisième phase du développement du parc industriel de la ville, le Centroparc, d’une superficie de 1,3 million de pieds carrés, le long de l’autoroute 640.

Des arbres, des espaces verts et des aménagements paysagers en plus d’un boisé pour déambuler… Le résultat n’aura rien à voir avec l’idée qu’on se fait des parcs industriels traditionnels où le gravier domine. 

Le terme même de parc industriel convient d’ailleurs plutôt mal à ce qui se dessine sous l’action des pelles mécaniques. Il faudrait plutôt parler d’un parc d’affaires compte tenu des 175 millions de dollars d’investissements promis par le promoteur. « On voulait en faire un espace de vie », explique David Paulozza, vice-président planification et développement au Groupe Montoni, qui aménage l’ensemble des infrastructures du site sous sa responsabilité.

L’entreprise réfléchit minutieusement le projet avant de procéder à la première pelletée de terre. « Les gens passent plusieurs heures au travail, explique David Paulozza. On doit s’assurer que c’est agréable comme environnement. » 

Les moindres détails sont ainsi pensés dès le départ, incluant la disposition des conteneurs à déchets, de recyclage et de compost, enfoui à demi. « Quand tu entres dans le parc, tout est agréable, même à l’extérieur des bâtisses », termine le gestionnaire.

 

De l’importance des réseaux routiers 

Cette vision globale et durable du site fait partie des facteurs qui ont convaincu Bicycles Quilicot d’y installer son siège social ainsi que son centre de distribution dont la construction d’environ 14 millions de dollars sera achevée dans moins d’un an. 

Pour Marc-André Lebeau, président de Bicycles Quilicot, la proximité des grands axes routiers présentait un intérêt central. « C’est un choix qu’on a fait en 2020. J’ai monté un plan d’affaires qui prévoyait de déménager tous mes magasins en bordure d’autoroute », explique l’entrepreneur. « Notre magasin de Terrebonne était en fin de bail et on s’est dit : “pourquoi ne pas s’installer sur le bord de la 640 où le marché est florissant” ? », se rappelle Marc-André Lebeau.

Installer son magasin de Laval en bordure de l’autoroute 15 s’est révélé un choix judicieux. « Les ventes ont explosé à notre boutique de Laval depuis son ouverture en juin », soutient-il.

L’accueil réservé par la ville de Mascouche semble avoir également pesé lourd dans le choix d’emplacement de Bicycles Quilicot. « On a eu un très bon service de la ville de Mascouche et du promoteur Montoni », affirme Marc-André Lebeau. « La ville a très bien collaboré avec nos professionnels pour s’assurer qu’on dépose un projet qui soit accepté du premier coup au conseil d’urbanisme. »

De son côté Charles Thériault, directeur du développement économique à la ville de Mascouche, se voit comme le guichet unique de la ville pour tout ce qui concerne le développement industriel, commercial et résidentiel de haut niveau. « Lorsqu’on reçoit un investisseur, on s’assoit, on analyse ses besoins et on l’oriente au bon endroit pour faire avancer le projet. »

 

Voir plus grand 

La ville de Mascouche fait toutefois plus qu’accompagner les investisseurs. Elle s’implique activement dans le développement des terrains qui avoisinent l’ancien aéroport. « Il existe deux ou trois propriétaires auxquels la Ville a acheté les terrains pour les vendre à d’autres promoteurs selon le même principe qu’avec Montoni », signale Charles Thériault. « On a été très actifs pour nous assurer que les investisseurs intéressés à s’installer à Mascouche, mais pas nécessairement sur le site de Montoni, puissent le faire », dit-il. 

L’initiative a porté ses fruits. Non seulement l’entreprise Laval-Aubin, de Terrebonne, y a déjà développé des projets multilocatifs, mais Guimont construction vient d’acheter les terrains d’une ancienne entreprise de séchage de bois où elle songe à construire deux bâtiments industriels. De plus, Avatek immobilier y possède maintenant des terrains sur lesquels 300 000 pieds carrés de bâtiments doivent être érigés sur l’avenue de la Gare. « Tout ça fait qu’à terme, l’ensemble du projet va représenter près de 5 millions de pieds carrés développables, plutôt que les 2,5 millions prévus à l’époque », conclut Charles Thériault, heureux d’ajouter que le site comptera notamment un petit boisé doté de sentiers piétonniers, d’aires de ressourcement, d’un réseau cyclable et d’une garderie. Parc industriel, vous disiez ?

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