Retour à l'école

Publié le 03/03/2012 à 00:00, mis à jour le 01/03/2012 à 11:14

Retour à l'école

Publié le 03/03/2012 à 00:00, mis à jour le 01/03/2012 à 11:14

Depuis avril, c'est obligatoire ! La formation continue doit figurer en bonne place dans l'agenda des ingénieurs. Et elle peut prendre des formes très diverses.

Patricia Coulombe, ingénieure civile, chargée de projet chez Dessau, a entamé sa formation avec un séminaire d'une journée sur l'application du nouveau Guide de gestion des eaux fluviales du gouvernement du Québec. «J'ai appris les grandes lignes de cette nouvelle méthodologie essentielle aux ingénieurs chargés de mettre en place des réseaux de drainage», explique-t-elle. Ce séminaire a été suivi d'une deuxième formation sur le même sujet, mais dispensée cette fois par des experts de Dessau lors d'une conférence-midi. «Ces formations ne permettent pas d'atteindre rapidement le nombre d'heures exigé, mais elles sont beaucoup moins coûteuses que les autres formations dans le domaine.»

Au cours des derniers mois, Mark Seliskar, ingénieur chez Bioniche Life Sciences, a pour sa part suivi deux formations afin d'élargir ses connaissances dans son champ d'expertise : un séminaire sur la technologie de filtration de l'air, puis des présentations sur l'efficacité des systèmes de chauffage et ventilation. «J'ai mis à jour mes connaissances sur l'équipement, la technologie et les innovations qui touchent l'industrie pharmaceutique», dit-il.

Communautés de pratique

Les communautés de pratique constituent un autre mode de formation populaire. Elles visent l'échange ainsi que le partage d'idées et de solutions entre pairs. Les rencontres, qui ont lieu plusieurs fois par année, regroupent des ingénieurs ayant un centre d'intérêt commun. «La communauté décide d'abord du type de membres qui la composera, de manière à réunir des personnes ayant des préoccupations communes. Elle détermine ensuite le sujet qui sera abordé, puis la meilleure façon de le traiter, à savoir soit une conférence technique, soit des ateliers de discussion, soit la création d'un document partagé dans Internet», explique François Lavallée, président d'Aliter Concept, une firme spécialisée en formation.

«Les 30 heures de formation continue exigées sont faciles à atteindre pour la plupart des ingénieurs qui travaillent dans des organisations où la formation fait déjà partie de la culture d'entreprise», affirme Maud Cohen, présidente de l'Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ). Pour d'autres, dont l'autoformation est intensive, comme les ingénieurs en logiciels informatiques, le règlement est plus contraignant, puisque cinq heures d'autoapprentissage seulement peuvent entrer dans le cadre de ces 30 heures de formation. «On observe aussi un peu de résistance chez les ingénieurs pour qui l'accès à des formations est plus difficile en raison de leur situation géographique ou de contraintes budgétaires», précise Mme Cohen.

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