«Nous prenons les allégations de corruption très au sérieux» - Daniel Lebel, président de l'Ordre des ingénieurs du Québec

Publié le 16/03/2013 à 00:00, mis à jour le 14/03/2013 à 14:28

«Nous prenons les allégations de corruption très au sérieux» - Daniel Lebel, président de l'Ordre des ingénieurs du Québec

Publié le 16/03/2013 à 00:00, mis à jour le 14/03/2013 à 14:28

Daniel Lebel, président de l'OIQ

Lorsque les allégations de corruption relativement au monde de la construction ont commencé à se multiplier dans les médias, en 2009, l'Ordre des ingénieurs du Québec n'a pas tardé à réclamer une commission d'enquête. Mais l'Ordre était loin de se douter que la profession en sortirait aussi éclaboussée, admet son président Daniel Lebel.


LES AFFAIRES - Les témoignages entendus à la commission Charbonneau sont incriminants pour certains de vos membres. Quelles sont les conséquences sur l'image de la profession ?


DANIEL LEBEL - Elle est ternie, c'est certain. Je reçois beaucoup de courriels de la part de nos membres ; ils disent qu'ils sont choqués et qu'ils ont honte. Moi-même, je suis un ingénieur, et je ne suis pas très fier de ce qui se dit à notre sujet ces jours-ci. Cela dit, il faut souligner deux choses. Premièrement, nous avons un statut d'intervenant à la commission Charbonneau, et nous suivons de près ce qui s'y passe. Lorsque des allégations touchent l'un de nos membres, nous demandons au bureau du syndic d'enquêter. Nous prenons cela très au sérieux. Deuxièmement, il importe de faire la distinction entre la compétence technique de nos membres et les pratiques d'affaires douteuses de certains d'entre eux.


L.A. - Craignez-vous que tous ces scandales de corruption découragent les jeunes d'opter pour une carrière en génie ?


D.L. - Non. Je n'ai pas de statistiques, mais je donne souvent des conférences dans des écoles secondaires, et j'ai un garçon de 17 ans qui veut devenir ingénieur. Les jeunes n'associent pas la profession aux allégations de la commission Charbonneau, mais plutôt au développement de l'iPhone et des ordinateurs !


L.A. - Que comptez-vous faire pour regagner la confiance du public ?


D.L. - Nous avons instauré différentes mesures, comme la formation obligatoire de deux heures et demie sur le professionnalisme. On a aussi mis en place la ligne 1-877-ÉTHIQUE, pour permettre au grand public et aux ingénieurs de poser des questions, demander des conseils ou dénoncer des comportements douteux. De plus, nous avons réorienté les inspections professionnelles, afin de mieux cibler les secteurs les plus touchés par les allégations.


image

Gestion du changement

Mardi 17 septembre


image

Usine 4.0

Mardi 24 septembre


image

Impartition TI

Mercredi 09 octobre

DANS LE MÊME DOSSIER

À la une

La résilience de la Bourse surprend encore

BLOGUE. La confiance des consommateurs et le rebond des mises en chantier font espérer que l'économie tient bon.

Pourquoi le changement climatique menace les investisseurs

18/05/2019 | François Normand

ANALYSE - La Banque du Canada met en garde les investisseurs contre les actifs échoués ou Stranded Assets.

Pourquoi Donald Trump s'attaque à la Chine

17/05/2019 | François Normand

BALADO - La Chine veut devenir numéro un en termes de qualité dans 10 secteurs clés à la base de l'économie américaine.