D'ingénieur à pdg

Publié le 03/03/2012 à 00:00, mis à jour le 01/03/2012 à 11:09

D'ingénieur à pdg

Publié le 03/03/2012 à 00:00, mis à jour le 01/03/2012 à 11:09

JACQUES L'ÉCUYER, 5N PLUS

Savoir saisir les occasions d'affaires

Il y a une dizaine d'années, Jacques L'Écuyer travaillait dans le laboratoire de recherche d'une minière. Il dirige aujourd'hui 5N Plus, une multinationale au chiffre d'affaires qui, selon les prévisions, devrait dépasser 700 M$ en 2012.

Cette entreprise située dans l'arrondissement Saint-Laurent, à Montréal, produit des métaux d'une grande pureté, qui sont destinés à des applications électroniques, électro-optiques et pharmaceutiques. Après avoir ouvert une vingtaine d'usines et de bureaux de vente en Amérique du Nord, en Europe et en Asie, 5N Plus emploie plus de 750 personnes, dont 120 à Montréal. Négociée en Bourse, elle attire l'attention des chroniqueurs financiers et des investisseurs. Son président s'est classé finaliste au titre de PDG de l'année 2011 de LesAffaires.com.

L'entreprise est issue de travaux menés au cours des années 1990 dans les laboratoires de la minière Noranda, qui fait maintenant partie de l'empire Xstrata. «Noranda cherchait à se défaire de ses activités de recherche. Avec trois de mes collègues, j'ai vu que certaines activités comportaient un grand potentiel de commercialisation. L'occasion était à saisir», raconte M. L'Écuyer.

Il devient ainsi, en 2000, copropriétaire de la nouvelle entreprise 5N Plus. Quelques années plus tard, en 2007, un premier appel public à l'épargne est lancé afin d'accélérer sa croissance.

«Le chercheur en moi s'est mué en expert de la mise en production, de la commercialisation et des relations avec les investisseurs», constate ce diplômé de Polytechnique de Montréal et de la University of Birmingham en Angleterre.

Malgré ces changements de rôle fondamentaux, sa formation continue à lui rendre de précieux services. «Être ingénieur me confère une crédibilité auprès des investisseurs et des financiers. Cela me donne aussi des outils pour mieux cerner et vulgariser les enjeux de l'industrie», dit le président. Il ajoute que le mode de pensée «analytique» perfectionné au cours de ses années d'études l'a aidé à maîtriser le domaine des états financiers et des stratégies de financement.

«Je crois aussi que mes compétences soft en gestion d'équipes et en leadership sont en partie attribuables à ma formation d'ingénieur», ajoute-t-il.

Nul doute que ce dirigeant de 51 ans aura besoin de tous ces atouts pour continuer à faire bonne figure auprès des investisseurs. Car une partie de son travail consiste maintenant à les rassurer. «On traverse une période où les marchés sont très volatils. Beaucoup d'investisseurs sont sur les nerfs, et je reçois beaucoup d'appels. Je dois expliquer notre stratégie, notre vision, et être convaincant», souligne le dirigeant.

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