Génie extrême dans le Grand Nord

Publié le 03/03/2012 à 00:00, mis à jour le 01/03/2012 à 11:08

Génie extrême dans le Grand Nord

Publié le 03/03/2012 à 00:00, mis à jour le 01/03/2012 à 11:08

À son arrivée à la mine de nickel Raglan, au Nunavik, dans l'extrême Nord du Québec, Mélanie Côté était loin de se douter que sa carrière allait démarrer aussi vite. Près de sept ans plus tard, à 33 ans, elle supervise le service d'ingénierie minière.

Avec son équipe d'une quarantaine de personnes, l'ingénieure sénior veille à ce que tous les plans nécessaires pour creuser les tunnels et les galeries ainsi que pour assurer la ventilation et le contrôle de terrain soient réalisés à temps et en conformité avec les normes d'ingénierie instaurées à Raglan.

Parmi ses nombreuses tâches, elle doit aussi sceller les plans d'ingénierie. «Pour miner sous terre, il faut un plan approuvé par moi. C'est une grande responsabilité. Le sceau certifie que l'infrastructure est stable et sécuritaire. Ce plan indique aux mineurs où creuser le tunnel et doit être mis à jour quotidiennement», souligne la diplômée de l'Université Laval.

En août dernier, Xstrata a approuvé des investissements de 530 millions de dollars américains pour le développement de projets miniers à sa mine de nickel Raglan. Cet investissement servira à augmenter son tonnage de nickel de 26 000 tonnes à 40 000 à partir de 2016. «Il n'y a pas une minute à perdre. Pour y arriver, Mine Raglan doit procéder à la construction de la mine souterraine Qakimajurq et au développement d'une zone en profondeur d'une autre mine déjà en activité, soit la mine 2», précise l'ingénieure.

De tels projets viennent avec leur lot de défis. «À Raglan, on mine dans le pergélisol, une couche de sol gelée en permanence. À la mine 2, ce sera la première fois qu'on fera du minage en dessous.»

L'ingénieure est aussi confrontée à des défis météorologiques, à cause des températures qui avoisinent en ce moment les - 50 C. «C'est très difficile pour la machinerie. Des blizzards retardent les travaux. S'il y a des bris de machinerie, on est mal pris. On doit donc prendre des mesures de sécurité plus importantes que si on avait une mine à côté qui pourrait nous dépanner.» Les besoins en machinerie, en matériel et en explosifs doivent être évalués et planifiés avec minutie.

Mode de vie

Raglan, c'est aussi un mode de vie. Mélanie Côté, comme ses 700 autres collègues, loge dans un immense complexe d'hébergement sur le site de la mine. Cafétéria, gymnase, Internet, tout y est ou presque... à 1 550 km au nord de Rouyn-Noranda. L'ingénieure travaille 21 jours consécutifs, à raison de 11 heures par jour, puis bénéficie d'un congé de deux semaines. «C'est très intense comme travail. On apprend beaucoup de choses rapidement, et le temps passe très vite. Il n'y a pas une journée semblable à une autre sur le plan des défis. Ici, ce qui me motive, c'est de trouver les solutions aux problèmes.»

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