Elle veille sur les équipements médicaux

Publié le 03/03/2012 à 00:00, mis à jour le 01/03/2012 à 11:18

Elle veille sur les équipements médicaux

Publié le 03/03/2012 à 00:00, mis à jour le 01/03/2012 à 11:18

Par Julie Roy

Devenir médecin ou ingénieure : un choix qui était ardu pour Nawal Khattabi. Entre le souci des patients et sa passion pour la technologie, la jeune femme de 27 ans a trouvé un compromis en devenant ingénieure biomédicale.

Cette diplômée de Polytechnique oeuvre à l'Hôpital Pierre-Boucher, de Longueuil, où elle est responsable de l'entretien des équipements médicaux. La routine, pas pour elle ! «Mon travail est vaste. Il va des acquisitions aux projets d'aménagement et à la révision de processus pour améliorer la qualité des services», dit-elle.

En poste depuis un peu plus d'an, l'ingénieure biomédicale a rapidement mis son sens de l'initiative à l'avant-scène. Remarquant en août 2011 que les coûts de réparation des endoscopes étaient élevés, elle a poussé plus avant son investigation. En se rendant à l'unité d'endoscopie, elle n'a pas tardé à déceler le noeud de la situation.

«Les endoscopes brisaient souvent, car nous étions en présence de vieille et de nouvelle technologie. La pression s'exerçait donc sur les endoscopes plus récents, d'où leur usure prématurée. En tant qu'ingénieure, je sais à quel point ces équipements, qui comprennent de l'électronique fine, sont fragiles.»

Un travail d'équipe

Une fois le problème trouvé, Mme Khattabi n'était pas au bout de ses peines. Dénicher la meilleure technologie offerte sur le marché ne signifie jamais que tout est réglé. Pour ce projet comme pour tous les autres, une multitude de départements du centre hospitalier et même du gouvernement doivent collaborer afin que l'initiative de l'ingénieure soit une réussite. Il faut tenir compte de la position du Ministère, des processus de travail, de la stérilisation, du contrôle des infections et des services du bâtiment. «Cela veut dire qu'il faut s'entretenir avec une multitude de personnes ayant des préoccupations et des objectifs différents. En plus, chacun a son langage», souligne la jeune femme.

Pour mener à bien le projet, Mme Khattabi l'affirme, il faut faire plaisir à tous. Une mission possible selon elle. Ses trucs : faire preuve de leadership, établir une gestion participative pour créer un sentiment de collaboration au projet et, surtout, communiquer de manière habile. «Il faut parler à la bonne personne, au bon moment, au bon endroit et de la bonne façon. Il faut arriver à bien démontrer la valeur ajoutée du projet. Ce n'est pas le genre de choses que l'on apprend dans les livres.»

Au total, il aura fallu près de six mois à Mme Khattabi pour franchir toutes les étapes, de l'idée à l'installation de l'équipement. Coût total du projet : presque un million de dollars. Un processus qui en vaut la peine en regard des économies à long terme qui seront réalisées, mais également des services aux patients qui ont été maintenus.

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