Malgré la morosité des marchés, plus de 11 400 postes à combler d'ici 2025

Publié le 13/09/2016 à 13:43

Malgré la morosité des marchés, plus de 11 400 postes à combler d'ici 2025

Publié le 13/09/2016 à 13:43

Après des années de morosité sur le marché des matières premières et une reprise qui se fait attendre, le secteur minier offre-t-il toujours des opportunités de carrière intéressantes? Tout dépend du minerai et de la région, selon le Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’industrie des mines (CSMO Mines).


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À la fin 2014, le secteur minier estimait qu’il aurait besoin de 17 150 nouveaux travailleurs d’ici 2025 pour suivre le rythme de sa croissance. De ce nombre, les projets miniers annoncés devaient créer à eux seuls plus 6300 postes, selon l’estimation du CSMO Mines.


Mais c’était avant que le prix du minerai de fer décide de jouer les trouble-fêtes et dégringole sous la barre des 60$ la tonne au début 2015. L’abandon ou la remise à plus tard de nombreux projets ont largement réduit les besoins de l’industrie dans les régions productrices.


Au lieu des 4760 prévus, la Côte-Nord n’aura plus besoin que de 2839 nouveaux travailleurs d’ici 2025. Quant au Nord-du-Québec, les près de 10 000 emplois qu’on faisait miroiter ont fondu à 5384. Dans les deux cas, il s’agit d’une révision à la baisse de plus de 40 %.


Heureusement, la majeure partie des besoins futurs du secteur résulte du roulement naturel de sa main-d’œuvre, qui lui n’est pas lié à la conjoncture économique. Il s’agit principalement de départs à la retraite et de réorientations de carrière, communes dans l’industrie. C’est ce qui explique que, beau temps mauvais temps, le secteur aura tout de même besoin de plus de 11 410 nouveaux travailleurs d’ici 2025.


« Dans le secteur, près de 30 % des travailleurs ont plus de 55 ans », rappelle Audrey Saint-Pierre, chargée de projets au CSMO Mines. « Il y en a aussi beaucoup qui vont changer de secteur en raison de l’éloignement des chantiers et des contraintes du navettage [le fly-in fly-out]. Les gens qui ont des métiers plus généraux vont travailler quelques années dans le secteur minier, puis vont quitter pour se rapprocher de la maison quand ils vont avoir des enfants. »


Malgré le report de nombreux projets à ciel ouvert, c’est tout de même l’opérateur de machinerie lourde spécialisée (pelle et camion) qui arrive premier au classement des métiers les plus en demande (plus de 900 d’ici 2025). La profession a l’avantage de n’être pas liée au secteur minier : on la retrouve en foresterie et sur les chantiers en général. « Les gens qui se dirige vers ces programmes de formation ont des perspectives dans d’autres secteurs que le nôtre », note Mme Saint-Pierre.


Il est suivi par le mineur souterrain (foreur long trou, dynamiteur, opérateur de treuil et de camion), qui requiert habituellement un diplôme en extraction de minerai. Le fait que les mines d’or d’Abitibi aient survécu au ralentissement des marchés mondiaux explique la remontée de ces métiers au classement.


« En Abitibi, où il y a beaucoup de mines souterraines, les étudiants en extraction ont plus de facilité à trouver un emploi car il y a une pénurie de bons travailleurs dans ce métier », dit Mme Saint-Pierre. « Presque tous les étudiants réussissent à se placer sur leur lieu de stage. » Quelque 635 nouveaux postes seront à combler dans les prochaines années.


Finalement, les mécaniciens de machinerie lourde arrivent troisième, avec près de 600 postes à combler.


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