Judith Marcotte: prendre le train quand il passe

Publié le 13/09/2016 à 13:41

Judith Marcotte: prendre le train quand il passe

Publié le 13/09/2016 à 13:41

Judith Marcotte. Électrotechnicienne sur le chemin de fer de Rio Tinto-IOC (Crédit : Institut national des mines)

L’isolement d’un camp de travail quelque part en forêt avec une équipe exclusivement composée d’hommes, ce n’est pas quelque chose qui effraie Judith Marcotte. Électrotechnicienne sur le chemin de fer de Rio Tinto-IOC, entre Labrador City et Sept-Îles, cette Septilienne de 33 ans est en charge de la signalisation et des télécommunications dans une région particulièrement sauvage.

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« C’est un métier de gars à la base, pas un métier de fille », dit-elle. « Je suis la seule fille sur tout le chemin de fer au complet, depuis sept ans. » La division chemin de fer de Rio Tinto-IOC compte 90 employés.

Comment intègre-t-on le monde ferroviaire? « Ça ne s’apprend pas à l’école, c’est vraiment un apprentissage en milieu de travail », dit Judith Marcotte. « La seule exigence du poste, c’était d’avoir un diplôme d’étude collégiale (DEC) en électronique industrielle. »

Spécialisée en électrodynamique dans une région comme la Côte-Nord, elle aurait normalement dû se retrouver dans une usine de transformation minière de la région. « Normalement, c’est de l’entretien de moteurs qu’on fait en électrodynamique », dit-elle. « Si j’ai plutôt décroché le poste à Rio Tinto-IOC, c’est parce que j’ai eu du front tout le tour de la tête, je ne vois pas d’autre explication. »

Une fois en poste, elle a suivi une formation d’un an à l’interne, « juste pour survoler ce que représente le domaine ». « C’est des télécommunications, de l’entretien en électromécanique et en signalisation, ce qui ne s’apprend pas à l’école. »

Surtout que ce n’était pas là sa première formation : elle a d’abord travaillé dans le domaine de l’assurance. Mais elle n’a pas aimé. Dans un revirement spectaculaire, elle a opté pour le poste « le plus difficile, le plus isolé, le plus éloigné et exclusivement masculin », dit-elle. Elle travaille maintenant à l’extérieur beau temps mauvais temps et apprécie l’autonomie que lui confère son métier.

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