Les petits indépendants font leur place

Publié le 22/06/2013 à 00:00, mis à jour le 20/06/2013 à 13:40

Les petits indépendants font leur place

Publié le 22/06/2013 à 00:00, mis à jour le 20/06/2013 à 13:40

Par Ulysse Bergeron

Les grands acteurs tels Ubisoft restent la colonne vertébrale de l'industrie du jeu vidéo au Québec. Cependant, l'émergence d'une vague de petits développeurs indépendants transforme tranquillement mais sûrement le paysage.

On les appelle communément les indies. Les studios indépendants continuent de croître au Québec. Ils sont propulsés par «les innovations technologiques, que ce soit sur le plan de la réseautique, de la capacité des bandes passantes ou des réseaux de distribution en ligne», dit Sylvianne Pilon, gestionnaire de projet et responsable de la formation chez TechnoCompétences, le comité sectoriel de main-d'oeuvre des TIC.

Christian Roy, président de ByHumans, un studio indépendant montréalais, est du même avis. Il cite l'exemple d'Unity 3D. Ce logiciel est à la création de jeux ce que Wordpress est à la construction de sites Internet ou YouTube à la diffusion de vidéos. «Ce type d'outils nous facilite la tâche», dit-il.

La démocratisation de l'industrie découle aussi - et surtout - de la popularité des plateformes mobiles et du jeu en ligne. «Le mobile a mené à la création de nombreuses start-ups. Les indies offrent quelque chose de différent», dit Samuel Girardin, pdg de Game On Audio et administrateur chez Alliance numérique.

Miser sur le transmédia

Il n'y a pas que la prolifération de nouveaux studios qui souffle sur l'industrie. Le pdg de Frima Studio, Steve Couture, constate une intensification de ce qu'on appelle le transmédia, soit le développement d'un contenu narratif déployé sur plusieurs médias.

L'entreprise de Québec, qui souffle 10 bougies cette année, est le plus important studio indépendant du pays, avec 350 employés. Elle mise sur cette voie qu'elle considère très prometteuse. «Nous développons actuellement une série d'applications jeunesse dont les personnages devraient se retrouver dans une série télévisée», dit M. Couture. Cependant, Frima n'a pas encore signé de contrat de coproduction.

Steve Couture estime que les studios québécois gagnent à déployer leurs jeux sur plusieurs plateformes. Frima s'est engagée dans cette voie. «Mon ambition est que d'ici cinq ans, Frima développe des marques qui soient déclinées un peu partout. Je veux des produits jeunesse qu'on pourra regarder à la télévision ou au cinéma avec nos enfants et qui nous permettront de jouer avec les mêmes personnages sur les tablettes.»

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