Une équipe mondialisée pour gérer les risques

Offert par Les Affaires


Édition du 17 Mai 2014

Une équipe mondialisée pour gérer les risques

Offert par Les Affaires


Édition du 17 Mai 2014

Dans un contexte de crise financière et de mondialisation, les entreprises sont davantage surveillées par des gouvernements soucieux de maintenir une bonne gouvernance. Une attention accrue est donc portée à la moralité des affaires. Les firmes en affaires doivent continuellement s'adapter à un souci de conformité, à des lois complexes qui évoluent sans cesse et à des risques civils et criminels sans cesse plus nombreux.

On stipulera par exemple désormais dans les contrats avec le Bangladesh, deuxième exportateur mondial de vêtements, qu'aucun enfant n’est employé pour les fabriquer.

De la même manière, de nouvelles lois voient le jour, telle la loi n°1 sur l'intégrité en matière de contrats publics dans la foulée de la commission Charbonneau, qui entraînent de nouvelles responsabilités et obligations contractuelles.

Récemment, les sanctions contre l'Ukraine ou contre l'Iran ont forcé les entreprises qui ont des liens d’affaires avec ces pays à revoir leurs politiques internes.

En réponse à ces enjeux, Norton Rose Fulbright a lancé en février dernier une équipe mondiale composée de 600 avocats basés un peu partout dans le monde. Objectif : répondre aux attentes des clients, explique Richard Wagner, associé principal de la firme, qui veulent « une approche unifiée en matière de gestion de risque complémentaire ».

Le point fort de cette nouvelle équipe est de traiter ces questions directement sur place, un atout en matière de prévention et d'adaptation. Un changement de réglementation ou de loi entre en vigueur au sein d'une entreprise dotée d'une filiale en Chine ou en Australie ? L'avocat-expert peut intervenir et former l'équipe dans le pays concerné, avec une connaissance et une précision culturelles que ne permettent pas des échanges à distance.

Cette équipe aide les sociétés canadiennes et internationales à naviguer dans les méandres d'un paysage législatif en mouvement que ce soit en droit de la concurrence qu'en matière de réglementation des services financiers, en fiscalité, en valeurs mobilières et en droit de l'emploi et du travail.

Au Canada, en raison des deux paliers de lois fédérales et provinciales, le défi est double. « La grande activité des États-Unis dans le domaine des enquêtes anti-corruption et antitrust a de nombreuses conséquences sur les compagnies internationales », ajoute Richard Wagner. Ce n'est donc pas un hasard si en 2013, selon une étude d'Acritas, la grande majorité des entreprises a cité la réglementation comme son défi majeur.

 

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