Ces ingénieurs qui jouent avec notre cerveau

Offert par Les Affaires


Édition du 14 Mars 2015

Ces ingénieurs qui jouent avec notre cerveau

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Édition du 14 Mars 2015

Les neurosciences, vous connaissez ? Ces recherches consistent à utiliser les signes neurologiques et physiques d'une personne et à utiliser ces données pour prédire son comportement et ses réactions dans une situation donnée.

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Dans le monde de l'automobile, les neurosciences ont souvent permis de prévoir les réactions des conducteurs au volant afin d'améliorer notamment les capacités de sécurité des véhicules. C'est grâce à elles que le constructeur suédois Volvo et la firme Ericsson ont réussi à mettre en place des mesures de sécurité supplémentaires, entre autres les régulateurs de vitesse intelligents. Mais c'est aussi grâce à elles que ces mêmes constructeurs ont pu déterminer le comportement d'un conducteur, et le transposer à la voiture pour que celle-ci se conduise d'elle-même.

Ajoutez à cela les réactions quasi humaines à la communication avec l'environnement, et vous aurez une voiture autonome aussi efficace qu'un pilote humain.

Dans l'univers de la pub

Cependant, voilà que les constructeurs utilisent désormais ces recherches pour connaître la réaction du consommateur à leur produit et à leurs publicités.

La firme Innerscope a récemment évalué une publicité américaine du constructeur Buick et a noté qu'elle avait reçu l'un des plus hauts taux d'engagement émotionnel jamais enregistrés par l'entreprise, selon la publication Automotive News.

Afin d'évaluer le niveau d'engagement, Innerscope mesure plusieurs signes vitaux tels que le rythme cardiaque et le rythme respiratoire. Une publicité réussie sera en mesure de faire fluctuer ces signes vitaux.

Plus l'engagement émotionnel est fort, plus l'individu remarquera la marque à l'écran, et plus il s'y associera. Innerscope espère ainsi être en mesure d'évaluer et de stimuler les ventes de véhicules.

Toutefois, les neurosciences pourraient aussi avoir des applications moins mercantiles. En utilisant ce type de capteurs, un groupe de chercheurs de l'Université du Michigan et de la Brigham Young University se sont penchés sur la réaction des individus à la signalisation routière, pour assurer un meilleur respect des consignes.

Ainsi, après une étude réalisée près de Chicago, les chercheurs ont constaté que 61 % des conducteurs ne réagissaient plus aux panneaux qui exigent qu'on cède le passage aux piétons. Les relevés neuroscientifiques ont en effet démontré que les conducteurs ne les «voyaient» plus, c'est-à-dire que, même s'ils confirmaient qu'ils avaient bien vu la signalisation, leur réaction cérébrale était nulle. On a donc mis en place une série de panneaux dynamiques, illustrés d'images différentes, par exemple des piétons qui traversent la rue pour signaler un passage piétonnier.

À ce jour, les expériences du groupe de chercheurs ont permis d'augmenter le niveau de réponse de 50 millisecondes, soit l'équivalent de plus d'un mètre à 80 km/heure.

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