Sogetel, une pionnière qui a su rester branchée

Offert par Les Affaires


Édition du 28 Octobre 2020

Sogetel, une pionnière qui a su rester branchée

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Édition du 28 Octobre 2020

Jean-Philippe Saia, PDG de Sogetel (Photo: courtoisie)

SPÉCIAL 300 - Rang 3. Sogetel a vu le jour à Nicolet en 1892 quand un groupe de citoyens a décidé de «s'acheter de la broche et de planter des poteaux pour se partir une compagnie de téléphone», comme il était coutume de le faire à l'époque, raconte le PDG actuel, Jean-Philippe Saia.

En 1922, l'entreprise est incorporée sous le nom de Compagnie du téléphone de Nicolet par un groupe d'actionnaires dont faisait partie Napoléon Biron, un homme d'affaires de la ville, qui l'a finalement rachetée quelques années plus tard.

À l'époque, toutefois, les télécommunications n'étaient pas une affaire financière importante. «Sa manufacture de chaussettes, c'était ça sa grosse entreprise, explique Jean-Philippe Saia. La compagnie de téléphone, c'était juste pour offrir le service à la collectivité.» Dans les années 1970, 1980 et 1990, la PME adopte son nom actuel et se développe rapidement, notamment au moyen d'acquisitions, sous la direction de Michel Biron, le fils de Napoléon.

Les années 1990 et 2000, avec l'apparition et l'essor du téléphone cellulaire et d'Internet, ont été charnières. Sogetel a alors beaucoup investi dans ses réseaux, en plus d'acquérir plusieurs petites entreprises, de sorte qu'elle est aujourd'hui «la plus grande des petites télécoms», affirme son PDG. Les services de télévision ont suivi en 2010, année à laquelle il en a pris la tête.

Aujourd'hui, le PDG de Sogetel affirme que son entreprise, pour continuer de se développer, «doit par-dessus tout rester inventive, innovante, et trouver des manières de se démarquer». Une de ses stratégies est de miser sur le service à la clientèle. «Notre slogan, c'est "À dimension humaine", alors on essaie d'être proche de nos clients», explique Jean-Philippe Saia. Il relate qu'il n'est pas rare qu'il reçoive lui-même des appels de ses abonnés. «Un monsieur, par exemple, m'a récemment appelé pour me dire qu'il avait du signal sur son tracteur, mais pas dans son salon, et il voulait savoir comment j'allais l'aider. Alors on trouve des solutions.»

 

Un environnement stimulant

Le directeur des services Internet et de commutation, Dominic Germain, travaille pour Sogetel depuis l'an 2000. «Je suis arrivé en tant que premier employé à temps plein qui s'occupait du service Internet», se souvient-il.

Dominic Germain (Photo: courtoisie)

Pourquoi être resté si longtemps ? «Parce que mon travail est palpitant. Les équipementiers ont tendance à approcher d'abord les sociétés de notre taille quand ils veulent lancer de nouvelles technologies parce qu'on bouge vite», remarque-t-il. Dans une grande entreprise comme Bell ou Verizon, un projet similaire pourrait plutôt prendre deux ou trois ans à «cheminer dans la machine».

Dominic Germain explique que l'expérimentation et la familiarisation avec ces nouvelles technologies se font aussi beaucoup plus de manière informelle. «Il n'y a pas de labo dédié. Quand on fait des tests, il nous arrive de le faire en raccordant la maison d'un des membres de nos équipes. Pour quelqu'un qui aime expérimenter la nouveauté, c'est captivant, c'est motivant. Ce serait impensable ailleurs. C'est la raison pour laquelle je suis toujours là.»

C'est aussi, selon lui, la raison pour laquelle il constate une grande stabilité au sein de ses équipes de travail. «Le gars qui est arrivé après moi, il y a 19 ans, est toujours là lui aussi, constate-t-il. On sent qu'on a une voix, alors il y a peu de roulement. Vu l'effervescence dans le milieu des technologies, et la pénurie de main-d'oeuvre des dernières années, ce n'est pas une mince affaire.»

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