Section de la construction: du boulot stimulant

Offert par Les Affaires


Édition du 27 Octobre 2021

Section de la construction: du boulot stimulant

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Édition du 27 Octobre 2021

La firme Pageau Morel a participé à la deuxième phase du nouveau Centre hospitalier de l’Université de Montréal. (Photo: courtoisie)

SPÉCIAL 300 PME. On s’arrache plus que jamais les travailleurs dans l’industrie de la construction, qui roule à fond de train. Et si le secret pour retenir les employés de ce secteur était d’en appeler à leur conscience professionnelle?

 

Pageau Morel: des défis, en veux-tu? En v’là!

Chez Pageau Morel, on ne parle pas de rétention, mais bien de fidélisation des quelque 200 employés de la boîte, dont plus de 100 ingénieurs. Une nuance qui en dit long sur l’attractivité de cette firme de génie-conseil spécialisée en ingénierie mécanique et électricité, en efficacité énergétique et en écoconception.

« On ne retient personne d’aller voir si c’est plus vert chez le voisin. La vérité, cependant, c’est que plusieurs reviennent ensuite chez nous », affirme sa conseillère principale en ressources humaines, Geneviève Gaudette — elle-même est récemment de retour au sein de l’entreprise après l’avoir quittée il y a 10 ans.

En cause : un carnet de projets « wow ! » Au cours des dernières années, la firme montréalaise a par exemple participé à la deuxième phase du nouveau Centre hospitalier de l’Université de Montréal. Inauguré le 10 juin dernier, ce nouvel établissement de 73 752 m² se veut un milieu de soins et de recherche moderne centré sur l’humain.

« On intéresse notre monde avec des défis techniques ; nous sommes à l’avant-garde dans nos champs d’expertise et cela se ressent dans les projets auxquels nous sommes appelés à contribuer », explique Nicolas Lemire, président de Pageau Morel, qui avoue que le « moule » de la PME ne convient pas à tous. « Nous ne prétendons pas que notre recette est universelle », insiste-t-il.

Rémi Dumoulin, un ingénieur mécanique de 28 ans qui y travaille depuis 2019, s’y plaît, en tout cas. « C’est un boulot tout sauf répétitif. Je dois constamment sortir de ma zone de confort », fait-il valoir. Il a notamment contribué à la construction du nouveau complexe d’hospitalisation rapide de Saint-Eustache l’hiver dernier, en pleine troisième vague de COVID-19.

« On concevait cette annexe temporaire en temps réel, alors que la bétonnière était sur le chantier, raconte-t-il. Le bâtiment, atypique, ne correspondait à aucune catégorie établie de la Régie du bâtiment du Québec, mais devait tout de même répondre aux critères et aux normes de construction sévères d’un hôpital. »

À (ré)écouter: Doit-on vider son porte-monnaie pour attirer les talents?

Charbonneau: pour l’amour du métier

« Il faut être un peu G.O. [gentil organisateur] dans l’âme », avoue d’emblée Jean Charbonneau, président et chef de la direction de Charbonneau, lorsqu’on l’interroge sur les défis de rétention de main-d’œuvre que connaît le spécialiste de la plomberie, du chauffage et de la climatisation dans le Grand Montréal. « L’objectif est de créer un sentiment d’appartenance, une unité de corps. » Ce qui n’est pas une mince tâche pour une entreprise dont la croissance se fait surtout par acquisition, comme c’est le cas depuis deux décennies pour ce groupe, dont l’effectif culmine à 290 personnes.

Pour ce faire, la PME plus que centenaire — elle a été fondée en 1917 par l’arrière-grand-père de Jean Charbonneau — multiplie les mesures de conciliation travail-famille, les initiatives innovantes et autres petits gestes de reconnaissance. « Nos chargés de projets sont 100 % autonomes, nous offrons de réelles possibilités d’avancement à l’interne, notre gestion est axée sur les résultats et, lorsque le contexte sanitaire le permet, nous sommes reconnus pour nos « partys » de Noël mémorables », énumère l’homme d’affaires.

Si la question salariale est aussi prise en compte, c’est toutefois loin d’être le principal argument mis de l’avant. « Nos salaires sont au-dessus de ce qui est offert ailleurs dans l’industrie, mais, sincèrement, je ne pense pas que ce soit le critère numéro un », estime Jean Charbonneau. C’est en stimulant l’amour du métier que l’on « s’attache » pour de bon des employés, surtout les plus jeunes, selon lui. « Être à la page du point de vue technologique est capital, ajoute-t-il. Personne ne veut travailler au sein d’une organisation qui traîne une réputation de dinosaure. »

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