La pharmaceutique Duchesnay restera québécoise

Publié le 10/11/2021 à 08:00

La pharmaceutique Duchesnay restera québécoise

Publié le 10/11/2021 à 08:00

Par Emmanuel Martinez

Le président de la pharmaceutique québécoise Groupe Duchesnay, Éric Gervais, devient le nouvel actionnaire majoritaire de l'entreprise. (Photo: courtoisie)

Le président de la pharmaceutique québécoise Groupe Duchesnay, Éric Gervais, aime tellement l’entreprise pour laquelle il travaille qu’il a décidé de l’acheter!

Celui qui œuvre depuis près de trente ans au sein de cette multinationale établie à Blainville permet ainsi de conserver ici un des fleurons québécois dans le domaine des sciences de la vie.

«Duchesnay, c’est un joyau, dit-il en entrevue téléphonique. On s’assure de garder les emplois au Québec ainsi que toutes les activités de la direction et de fabrication. Être capable d’être maître chez nous et de fabriquer nos propres médicaments ce n’est pas rien.»

Cette transaction s’est matérialisée lorsque les propriétaires, Pierre Boivin et sa famille, ont décidé de quitter le navire. Avec d’autres membres de la haute direction, Éric Gervais s’est porté acquéreur de la PME. Il sera l’actionnaire majoritaire de cette société privée qui œuvre dans le domaine de la santé des femmes avec Duchesnay et Duchesnay USA, dans le traitement des maladies rares avec Médunik et Medunik USA et dans les médicaments génériques avec Analog Pharma qui œuvre au sud de la frontière. Les nouveaux propriétaires ont reçu des prêts de la Banque de développement du Canada pour conclure cette acquisition.

 

Cap sur l’exportation

Éric Gervais a de grandes ambitions pour la pharmaceutique.

«On a tellement de projets en ce moment, s’exclame-t-il. On emploie 100 personnes, dont 80 au Québec, mais on espère en avoir au moins 150 d’ici 5 ans. Nos revenus devraient passer de 185 millions $ à 350 millions $ sur la même période.»

La PME possède dix médicaments et elle compte en lancer deux l’an prochain, un pour la ménopause et le second pour traiter la vaginose bactérienne. Deux autres médicaments viendront s’ajouter en 2023.

Duchesnay veut également augmenter ses exportations. Par exemple, elle estime que le Bonjesta, qui traite le vomissement pour les femmes enceintes, pourra bientôt être exporté dans une cinquantaine de pays.

«Le plan de fabrication est approuvé par l’Europe. On vise aussi l’Amérique du Sud, les pays du golfe Persique et certains de l’Asie. Plus je vais rajouter des pays pour nos médicaments, plus je vais faire travailler des gens au Québec et créer de la richesse ici.»

Duchesnay, dont les installations de Blainville sont également certifiées par Santé Canada, ainsi que les autorités américaines, européennes et d’autres pays, a annoncé en janvier dernier un investissement de 3 millions $ pour augmenter ses capacités d’exportation.

La pharmaceutique travaille aussi à commercialiser quatre contraceptifs innovants et à développer de nouveaux médicaments. Elle collabore d’ailleurs avec des organisations importantes aux États-Unis comme la Population Council ou la Fondation Bill et Melinda Gates sur certains projets.

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