Le Québec en bref


Édition du 08 Avril 2017

Le Québec en bref


Édition du 08 Avril 2017

Par Les Affaires

Mauricie
Un milliard de dollars à venir à Bécancour

Le site visé par le projet d’usine de transformation de fer ­préréduit à chaud.


La ­Société internationale métallique annonce que son mégaprojet de construction d’une usine de transformation de fer ­préréduit briqueté à chaud pourra aller de l’avant dans le parc industriel et portuaire de ­Bécancour. Après avoir terminé son étude de préfaisabilité économique il y a quelques semaines, l’entreprise confirme que son projet est officiellement considéré comme viable. Elle pourra donc s’y engager avec un investissement qui totalisera un milliard de dollars canadiens.

L’an dernier, une option d’achat avait été signée sur un terrain de 94 hectares jouxtant la centrale thermique, en face de l’ancienne usine de ­Norsk ­Hydro. Le lot numéro 4 devrait accueillir les équipes du chantier de construction dès l’an prochain, pour une mise en fonction de l’usine en 2020. Autre bonne nouvelle : le nombre d’emplois prévus a été revu à la hausse. Il passerait à 174 durant la phase d’exploitation de l’usine. Les différentes étapes du chantier de construction devraient quant à elles engendrer 1 400 emplois directs ou indirects.

Il reste maintenant à franchir les étapes environnementales. L’étude d’impact a d’ailleurs été déposée au ­ministère du ­Développement durable, de l’Environnement et de la ­Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC). Des audiences publiques du ­BAPE sont aussi à prévoir.

« C’est une entreprise très sérieuse, qu’on a rencontrée à deux reprises. Selon moi, de tous les projets qui sont sur la table, c’est celui qui pourrait être le plus susceptible d’arriver prochainement », se réjouit le maire de ­Bécancour, ­Jean-Guy ­Dubois.
— ­L’­Hebdo-Journal, ­
Trois-Rivières

 

Saguenay–­Lac-Saint-Jean
Des organismes régionaux déçus du budget ­Morneau

Contrairement au premier budget du gouvernement libéral, en 2016, celui présenté mercredi par le ministre fédéral des ­Finances, ­Bill ­Morneau, a fortement déçu les organismes du ­Saguenay–­Lac-Saint-Jean réunis pour en écouter la présentation. « ­En une seule phrase, on s’attaque aux petits, souligne ­Sylvain ­Bergeron, coordonnateur de LASTUSE du ­Saguenay [Lieu d’actions et de ­services ­travaillant dans l’unité avec les ­sans-emplois]. On n’a rien fait pour la population. On va aider les entreprises par des projets d’innovation et de la formation de la ­main-d’œuvre. »

M. Bergeron signale que rien n’a été annoncé non plus pour améliorer le régime de l’­assurance-emploi, malgré une consultation pancanadienne pour améliorer les conditions, l’accessibilité et les services à la population. « ­On a parlé des crédits d’impôt pour les aidants naturels, mais à partir de 16 000 $ de revenus, on va réduire ce crédit d’impôt et ceux qui gagnent plus de 23 000 $ n’y auront pas droit, précise M Bergeron. Je veux juste rappeler au ministre ­Morneau que la plupart des aidants naturels ont quitté leur emploi pour aider leurs parents. À ce ­moment-là, ils n’ont plus de revenus et ils n’auront pas droit au crédit d’impôt. Il faut revenir sur nos pas pour aider la population et non seulement aider les entreprises. »

« ­En fait, il n’y a rien pour Monsieur et ­Madame Tout-le-Monde dans ce budget. Pas de baisse d’impôt ou de réduction de taxes. Au contraire, on augmente même différentes taxes [sur l’alcool et les cigarettes]. »

De son côté, ­Engelbert ­Cottenoir, président du ­Conseil central des syndicats nationaux du ­Saguenay–Lac-­Saint-Jean (CSN), avoue que le budget ­Morneau le laisse sur son appétit. « ­Il n’y a rien de vraiment positif pour le ­bien-être de la population. On s’attendait à des éléments plus précis en ce qui a trait au logement social. Des programmes de relance économique dans le domaine manufacturier, dans la forêt. Comme région, par rapport à ce budget, il n’y a rien sur quoi on puisse s’agripper pour dire qu’on va aller de l’avant pour sortir du marasme. »

M. Cottenoir trouve quand même intéressante l’annonce sur les investissements en formation (753 M$). « ­On sait que ça aura des incidences éventuellement sur les programmes d’Emploi ­Québec. Il y a aussi un élément encourageant au niveau de l’économie verte. »
— ­Courrier du Saguenay, Saguenay

 

Estrie
Scholer ­Industriel investit 1,5 M $ pour s’attaquer à de nouveaux marchés

Scholer ­Industriel voit grand. Grâce à un investissement d’environ 1,5 M $, l’entreprise de Magog compte augmenter de plus de 40 % son chiffre d’affaires au cours des trois prochaines années.

L’entreprise spécialisée dans la fabrication de pièces par procédé d’usinage avait besoin d’augmenter sa capacité de production, explique Christian Coupal, ­pdg. Elle a donc fait récemment l’acquisition de nouveaux équipements de production.

La ­Ville de ­Magog a contribué à cet achat en octroyant à Scholer une subvention de 10 000 $.

« C’est une grande étape pour l’entreprise, se réjouit M. Coupal. Avec cette production, notre objectif est de développer de nouveaux marchés, notamment en ­Europe. On prévoit d’ajouter une dizaine de personnes d’ici trois ans à notre équipe, qui compte actuellement une trentaine d’employés. »

Scholer ­Industriel produit notamment des appareils médicaux, ainsi que des pièces utilisées dans les industries du transport et de l’hydroélectricité. Ses clients sont principalement au ­Canada, mais elle a aussi des contrats aux ­États-Unis et au ­Sri ­Lanka.

L’entreprise a commencé ses activités en 1998. Elle a connu une croissance particulièrement importante en 2003, passant de quatre à 26 employés. Durant la même période, son espace de travail est passé de 2 000 à 15 000 pi2.
— ­Le Reflet du Lac,
­Magog

 

Montérégie
Une trentaine d’employés sont mis à pied chez ­Recyclo-Centre

Une trentaine d’employés de ­Recyclo-Centre, une entreprise de recyclage et de valorisation d’appareils électriques et électroniques, ont été mis à pied temporairement, y compris les fondateurs de sa division ­Recyclo-Environnement.

Ces mises à pied ont été effectuées à la suite de recommandations d’un ­groupe-conseil chargé de suggérer des moyens de redresser l’entreprise.

­Jean-François ­Abran, le président du conseil d’administration de l’entreprise d’économie sociale, admet que ­cette dernière est en pleine tentative de redressement organisationnel et financier. L’entreprise n’a jamais vraiment pris son envol depuis son ouverture l’été dernier, révèle M. Abran. Non seulement ­manque-t-elle de fournisseurs d’appareils à déchiqueter, mais elle a éprouvé un bris de son broyeur, pièce maîtresse de l’usine. « ­Cela devrait être réglé sous peu, car le concepteur de l’appareil est sur place pour le remettre à niveau », explique M. Abran

Le problème de l’entreprise est complexe, car elle peine à générer des revenus, et à recruter des fournisseurs et des racheteurs des matières à recycler, admet M. Abran.

« ­Toutes les avenues sont scrutées afin de trouver la meilleure solution. On n’exclut pas la possibilité de fermer si M. Cyr [le directeur général par intérim] ne trouve pas de produits à broyer et à revendre. »

Le conseil des maires de la ­MRC de ­Pierre-De ­Saurel, un des bailleurs de fonds, suit de près la situation.
— ­Les 2 Rives, ­Sorel

 

Abitibi-témiscamingue et bas-Saint-Laurent

136,5 M$
C’est la somme qu’investira ­Tembec dans ses usines de ­Témiscaming, en Abitibi-Témiscamingue, et de ­Matane, dans le Bas-Saint-Laurent. Le fabricant de produits forestiers veut moderniser ses installations et diminuer son empreinte environnementale.

Source : ­La ­Frontière, ­Rouyn-Noranda

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