« Pour être un bon leader, il faut être passionné » - Rémy Therrien, Croesus Finansoft

Publié le 18/02/2014 à 10:12

« Pour être un bon leader, il faut être passionné » - Rémy Therrien, Croesus Finansoft

Publié le 18/02/2014 à 10:12

Pour Rémy Therrien, pdg de Croesus Finansoft, un éditeur de logiciel intégré en gestion de portefeuille et de la relation client (CRM), tout a commencé il y a 25 ans, lorsqu’il a rencontré un conseiller d’une société de courtage qui avait besoin d‘un logiciel pour gérer sa clientèle et son portefeuille.

« Nous sommes partis de zéro et nous comptons aujourd’hui une centaine d’employés à Laval, pour un chiffre d’affaires de 15 M$. Notre plateforme supporte 500 milliards d’actifs et près de 10 000 utilisateurs », annonce M. Therrien. Parmi ses clients, on compte principalement de grandes banques détenant des firmes de courtage québécoises.

À la base, Rémy Therrien était ingénieur en physique. Mais il est aussi passionné d’informatique. « C’est un domaine où il faut être passionné ! C’est ce qui a fait une grosse différence » analyse-t-il.

Pour lui, un bon leader en TI doit d’abord parvenir à bien communiquer cette passion et à bien s’entourer. « Mon premier associé au démarrage était un conseiller financier qui m’a permis de connaître le marché et de peaufiner une solution vraiment adaptée aux besoins des clients», dit-il.

Prendre des décisions stratégiques

L’une des raisons de son succès aura été d’avoir opté, dès le démarrage, pour la vente d’abonnements « clés en main » aux entreprises. « Cela me permet aujourd’hui d’avoir des revenus récurrents, le rêve pour connaître une croissance continue !»

Pour prendre ce type de décisions stratégiques, Rémy Therrien estime que la direction de l’entreprise doit rester entre les mains d’un homme des TI. « Les grandes entreprises du secteur sont toujours gérées par des informaticiens d’expérience, car ils sont capables de comprendre mieux que quinconque les enjeux et de prendre les meilleures décisions. Chez Croesus, nous avons par exemple investi dans un système d’exploitation Linux dès les années 2000, car nous avions une bonne connaissance des risques », fait-il valoir.

Si la technique est donc un élément important dans la croissance d’une entreprise des TI, mais ce n’est pas le seul aspect déterminant.

«Le leader doit aussi être très compétent dans la gestion des ressources humaines, car sans matière grise dans notre secteur, il n’y a pas de produit », rappelle-t-il.

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