Des pôles d’excellence complémentaires

Publié le 18/03/2016 à 15:31

Des pôles d’excellence complémentaires

Publié le 18/03/2016 à 15:31

Aujourd’hui, «le territoire français est le plus porteur pour trouver des entreprises prêtes à investir au Québec, affirme Chantal Malo, vice-présidente aux affaires internationales chez Investissement Québec. Nous y sommes implantés depuis longtemps et on compte beaucoup de succès avec les entreprises françaises. C’est sûr que notre langue commune facilite les choses. »

Lisez d'autres articles sur les partenariats d'affaires liant le Québec et la France.

Investissement Québec voit une augmentation substantielle du nombre de projets d’implantation d’entreprises françaises au Québec sur lesquels il travaille ces dernières années.

L’enjeu pour la province est de taille car les flux d’investissements directs français vers l’étranger sont non seulement élevés mais en croissance. Selon la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), ils se chiffraient à 42,9 G$ US en 2014 contre 25 G$ US en 2013.

Les secteurs dans lesquels le Québec pourrait profiter d’une expertise pointue française sont particulièrement le numérique, les technologies vertes, la mobilité urbaine, le transport intelligent, l’aérospatial et l’aéronautique ou encore les sciences de la vie, selon Fabrice Blazquez, chef du service économique français à Montréal et Investissement Québec.

Historiquement, les entreprises françaises venues s’installer au Québec étaient notamment spécialisées dans les domaines agroalimentaire, pharmaceutique, aéronautique et plus récemment dans les TIC.

Pour saisir une part du gâteau, il faut néanmoins parfois «déconstruire le mythe de Los Angeles, Boston ou New York avant de convaincre les entrepreneurs français de venir au Québec», dit dans un sourire Yves Grimard, directeur pour l’Europe et le Moyen-Orient d’Investissement Québec, qui constate un attrait toujours fort des États-Unis sur les entreprises françaises.

Mais la position de Montréal sur l’échiquier mondial lui donne un atout de taille car «elle est dans le «buzzworld» avec d’autres villes innovantes comme Barcelone ou Amsterdam», se réjouit Yves Grimard.

Accompagnement à l’installation
Même si les entreprises françaises arrivent en grand nombre au Québec, il reste du chemin à parcourir car «seulement environ 15 % des investissements des entreprises françaises en Amérique du Nord ont lieu au Québec», constate Yves Grimard.

L’Ontario fait les yeux doux aux entrepreneurs français, qui étaient aussi jusqu’à la baisse des cours du pétrole, très intéressés par l’Alberta, où le président François Hollande s’est d’ailleurs rendu à l’automne 2014 avec une quarantaine de chefs d’entreprises.

Au Québec, de nombreuses organisations accompagnent les sociétés françaises qui veulent s’y installer, notamment Montréal et Québec International ou Investissement Québec.

La Chambre de commerce et d’industrie française au Canada a agrandi en janvier dernier un incubateur destiné à accueillir les entreprises françaises à leurs débuts dans la province. Il est passé de 9 à 14 bureaux. Elle a aussi mis sur pied en février dernier le Bleu Blanc Tech, l’équivalent québécois des French Tech Hubs déjà présents dans le monde au nombre de 11. «Il vise à fédérer l’écosystème, accueillir les nouvelles entreprises dans le numérique mais aussi inciter les firmes québécoises à investir en France», explique Fabrice Blazquez.

Histoire d’accompagner l’augmentation du nombre d’entreprises françaises intéressées par venir s’installer au Québec et, pourquoi pas, le faire croître encore.

BON À SAVOIR
La France est le 6e partenaire commercial du Québec dans le monde. Les échanges entre les deux territoires sont en croissance. En 2015, d’un montant de 4,4 milliards de dollars, ils avaient crû de 17,4 % par rapport à 2014. La hausse est principalement due à une augmentation des exportations de la France vers le Québec, notamment dans les domaines du transport notamment dans l’aéronautique et agroalimentaires. Au Canada, le Québec est le principal partenaire commercial de la France puisque leurs échanges représentent 46 % des échanges totaux de la France avec le Canada.

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