Comment Alsace Lait est entrée dans le capital de Laiterie Chalifoux

Publié le 18/03/2016 à 16:31

Comment Alsace Lait est entrée dans le capital de Laiterie Chalifoux

Publié le 18/03/2016 à 16:31

Le partenariat est parfois la seule solution pour les entreprises françaises afin de s’implanter au Québec, notamment dans les domaines règlementés ou quand certaines matières premières sont contingentées.

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Ainsi Alsace Lait, une coopérative française de producteurs de lait qui produit notamment des yogourts, des fromages blancs et des crèmes, a signé il y a un an un partenariat avec la Laiterie Chalifoux. Le sésame pour conquérir le marché nord-américain.

La coopérative française prospectait au Québec car, le marché français étant mature, elle voulait investir de nouveaux secteurs géographiques. Elle ne pouvait pas s’installer directement au Québec car elle n’aurait pas eu de quota de lait, un privilège réservé aux entreprises d’ici.

Parallèlement, Laiterie Chalifoux voulait offrir « une nouvelle gamme de produits ultra frais inspirés de la gastronomie française», se souvient Michel Chalifoux, président de l’entreprise qui compte 203 employés.

Située à Sorel-Tracy, «à quelques heures de route du marché américain», la laiterie représentait un beau parti pour la Française, qui peut apporter ses processus de fabrication et la recette de ses produits à la firme québécoise.

Un travail de rapprochement de « longue haleine a alors commencé », selon Michel Chalifoux. Deux ans et plusieurs voyages entre la France et le Québec ont été nécessaires pour aboutir à la signature d’une entente.

Relations humaines

Pourtant, les relations étaient plutôt aisées. «On m’avait prévenu que la différence culturelle allait sûrement rendre le rapprochement plus compliqué mais finalement, notre associé français est très facile d’accès. On s’entend très bien et on s’est vite fait confiance. Ces différences, ça relève sûrement plus de la légende urbaine que de la réalité», plaisante le chef d’entreprise québécois.

La laiterie ne voulait pas être rachetée, elle souhaitait juste une coopération pour acquérir une nouvelle expertise. Quant à la coopérative, «elle voulait seulement être minoritaire dans l’entreprise. Mais le fait qu’elle entre dans le capital nous a apporté les liquidités nécessaires à la mise en place de la nouvelle chaîne de production car ce nouveau projet a coûté 21 millions de dollars», raconte Michel Chalifoux. L'entreprise française détient 38 % des parts de sa partenaire québécoise.

Aujourd’hui, des employés de la coopérative viennent régulièrement à Sorel-Tracy pour soutenir l’entreprise québécoise. «Alsace Lait nous transmet un savoir-faire et nous, on fabrique ses produits un peu adaptés au marché local et on utilise aussi ses moules, ses cartons, etc., pour réduire les coûts », explique Michel Chalifoux, dont la stratégie est pour le moment couronnée de succès. L'entreprise a connu une croissance de 30 % depuis le lancement de la gamme Petits Pots. Les nouveaux produits ont même été lancés à Toronto. « Ils sont une locomotive pour nos fromages commercialisés sous la marque Riviera que les gens redécouvrent», poursuit le chef d’entreprise. Ce partenariat a, de plus, permis la création, au Québec, de 50 emplois.

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