Faire connaître ses réalisations

Offert par Les Affaires


Édition du 04 Avril 2015

Faire connaître ses réalisations

Offert par Les Affaires


Édition du 04 Avril 2015

Par Marie-Claude Morin

C'est bien beau de vouloir gravir les échelons, mais encore faut-il que nos patrons soient au courant de nos aspirations. Comment le leur faire savoir sans trébucher ?

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En fait, avant même de verbaliser nos ambitions, il faut bien se connaître. «Ça semble évident, mais ce n'est pas maîtrisé par tout le monde», prévient Julie Carignan, associée chez SPB Psychologie organisationnelle. Pourtant, prendre un moment de recul peut s'avérer un investissement très rentable lors de futures conversations de carrière. Surtout si on prend le temps de dresser le bilan à la fois de nos talents et de nos motivations. «Dans quoi suis-je bon ? Qu'est-ce qui me donne des étincelles dans les yeux ?» résume Mme Carignan. Cette réflexion permettra de viser des responsabilités qui correspondent réellement à nos capacités et à nos désirs, et d'être plus confiants pour les demander.

«Tout le monde devrait réfléchir à ses objectifs de vie des cinq prochaines années dans une mini-réflexion stratégique annuelle», suggère Catherine Privé, pdg d'Alia Conseil. Sommes-nous bien alignés ? Devons-nous maintenir le cap ? «Après, il faut oser mettre en place ce que ça prend pour atteindre nos objectifs.»

Ce qui nécessite d'assumer son ambition... et d'accepter de l'exprimer ! «On doit se donner la permission de nommer honnêtement et clairement nos ambitions», conseille Gisèle Casavant, vice-présidente de Stratégies Conseils JLB. Pour ce faire, elle suggère d'avoir un plan de développement bien défini. Après tout, la stratégie de communication doit être axée sur une question fondamentale : que voulons-nous ?

Brigitte Simard, consultante chez Spencer Stuart, abonde dans le même sens. «Il faut le communiquer [qu'on a de l'ambition] et arrêter de penser que les gens vont le deviner», dit-elle en précisant que les femmes sont encore plus timides que les hommes quand vient le moment d'avouer leur ambition. Heureusement, ajoute-t-elle, les jeunes femmes sont plus à l'aise de le faire, quoiqu'elles ne le soient pas encore autant que leurs collègues masculins.

Hommes et femmes ne demandent effectivement pas les choses de la même façon, observe également Anne-Marie Hubert, associée directrice, services consultatifs chez EY. «Les femmes ont confiance dans le leadership [au sein de leur entreprise] et pensent que, si elles sont bonnes, leur patron va leur offrir les promotions.»

Ce qui n'est malheureusement pas toujours le cas. Pas qu'il y ait de la mauvaise volonté : les leaders ne sont tout simplement pas au courant de leurs réalisations et de leur potentiel. Un constat qui s'applique également aux hommes plus introvertis.

Pour changer cette situation, les entreprises doivent faire un bout de chemin, fait valoir Coleen MacKinnon, directrice régionale, Québec et provinces de l'Atlantique, chez Catalyst Canada. Les organisations doivent, entre autres, sensibiliser leurs gestionnaires aux différences de comportements et aux préjugés inconscients. «Si l'entreprise n'est pas au courant des différences et n'apporte pas son soutien, il n'y aura pas vraiment de changement.»

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