Aligner ses TI avec les priorités d’affaires

Publié le 10/04/2013 à 16:20

Aligner ses TI avec les priorités d’affaires

Publié le 10/04/2013 à 16:20

Pour que l’argent investi dans les TI soit utilisé efficacement, les entreprisesont intérêt à relier leurs projets de TI à leurs priorités d’affaires, par le biais d’une planification stratégique.

La technologie constitue l’un des plus importants postes de dépenses des entreprises, selon un constat de la firme de conseil en technologie PwC. Selon elle, 10 % à 20 % du budget en technologie d'une entreprise serait gaspillé ou utilisé de manière imprudente.

C’est pourquoi il peut être utile de bâtir une planification stratégique en amont, de manière à gérer au mieux les investissements réalisés. L’objectif : s’assurer que les outils sélectionnés pour gérer les TI soient aussi les mieux adaptés pour répondre aux priorités d’affaires fixées par le CA.

Se poser les bonnes questions
«Comme pour n’importe quelle stratégie, il est nécessaire que la haute direction se pose les bonnes questions en amont : Pourquoi faire le choix de l’impartition ? Est-ce pour consacrer plus de temps à son cœur de business ou pour accélérer sa capacité à être innovant en s’alliant à un professionnel expert ?», remarque Nathalie Gosselin, directrice générale du CRIM.

Les avantages de l’impartition sont en effet multiples : il peut s’agir de réaliser des économies d’échelles et donc de coûts importantes, ou bien de développer une valeur ajoutée stratégique dans certains processus.

Mais attention, le choix de l’impartition n’est pas nécessairement adapté à la réalité de chaque compagnie... «L’une des erreurs communes est de croire qu’un processus qui ne fonctionne pas en interne va nécessairement se mettre à fonctionner parce qu’on l’externalise. Or, c’est faux», rappelle Mathieu Courtat.

Quels services impartir ?
En premier lieu, la direction doit donc s’attacher à bien définir les services qu’elle souhaite impartir et pour quelles raisons : «Pour certaines compagnies, il peut être souhaitable que les données soient délocalisées dans le nuage afin qu’elles restent accessibles en cas de panne, tandis que dans d’autres secteurs comme celui de la santé, la législation stipule que les données ne peuvent se trouver que dans un seul endroit», rappelle Nathalie Gosselin.

Pour Anne-Marie Croteau, professeur titulaire en gestion des Ti à l’école de gestion John Molson de l’Université Concordia, les projets plus stratégiques ou spécifiques à la compagnie doivent généralement rester au sein en interne. « On peut choisir de procéder à de l’impartition pour les processus plus standardisés ou plus ponctuels, comme le service des paies ou l’entretien du parc informatique », cite-elle en exemple.

L’impartition à l’étranger
L'impartition à l’étranger peut aussi être envisagée pour impartir certains services. «Si l’on n’évalue pas cette possibilité, on risque de passer à côté d’opportunités car les coûts peuvent s’avérer intéressants», estime Benoit Aubert, professeur en gouvernance et technologies de l’information à HEC Montréal.

Mais là encore, le choix des activités à impartir doit être pris en considération. «Il est possible d’impartir à l’étranger des activités, à condition qu’elles ne touchent pas directement le client. Car le plus gros risque serait que celui-ci s’en aperçoive», rappelle M. Aubert.

Outre la nécessité de s’assurer de la fiabilité du fournisseur, il faut aussi étudier le contexte légal du pays en question. Aux États-Unis par exemple, le Patriot Act autorise le gouvernement américain à accéder à certaines données bancaires sans que les clients ne puissent en être informés, ce qui peut constituer un problème de taille pour les banques canadiennes qui veulent impartir une partie de leurs processus.

Une stratégie à long terme
Au final, il ne faut pas perdre de vue que tous ces choix peuvent modifier ou remettre en question toute la stratégie des TI développée en interne. «Il est donc nécessaire de bien examiner vos principales questions d’affaires avant de songer à l’aspect purement technologique de l’impartition», conseille Mme Gosselin.

Les entreprises qui souhaitent développer une stratégie des TI sur le long terme ont donc tout intérêt à mettre sur pied une planification stratégique. «Encore trop peu d’entreprises se posent la question : que fera-t-on dans trois ans ? Pourtant, il est nécessaire d’avoir une vision ses ressources informationnelles à long terme de afin de faire les bons choix », souligne Benoit Aubert.

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