Douze jeunes entrepreneurs québécois dans l'Hexagone

Offert par Les Affaires


Édition du 26 Mars 2016

Douze jeunes entrepreneurs québécois dans l'Hexagone

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Édition du 26 Mars 2016

Par Matthieu Charest

[Illustration : Josée Noiseux]

Ces 12 jeunes entrepreneurs n'ont pas grand-chose en commun. Mais ils sont tous, à leur façon, en train de conquérir la France.

Ils viennent de partout au Québec. Ils vendent des produits et des services hétérogènes : des drones, de l'alcool, des mouchoirs en tissu. Certains exportent déjà, d'autres pas. Pourtant, ils sont tous sur le point de s'envoler pour la France, résolus de s'internationaliser.

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C'est la deuxième journée préparatoire qui se déroule pour les participants de la Mission France, organisée par Réseau M, le réseau de mentorat de la Fondation de l'entrepreneurship. Au menu, informations générales sur le voyage d'une semaine, présentations des entrepreneurs, témoignages des anciens et période de questions.

Du 14 au 18 mars, ils ont participé à un voyage d'affaires dans l'Hexagone. Accompagnés de Francis Bélime, d'Akova, une firme de service-conseil pour les PME, et de Stéphanie Gervais, chargée de projets spéciaux à la Fondation.

Le menu de la semaine était chargé : visites d'entreprises, soirées de réseautage et rencontre avec des entrepreneurs locaux. Toutefois, même si les participants étaient accompagnés et bien préparés, il revenait aux entrepreneurs de modeler la plupart de leurs journées. Plusieurs mois auparavant, les 12 candidats avaient commencé à prendre contact avec des fournisseurs ou des clients potentiels. Pour certains, plusieurs rencontres étaient déjà prévues.

Les espoirs

«Nous nous sommes inscrits parce que nous avons constaté que plusieurs Français visitent notre site Web tous les jours, dit Dave Tremblay, de TeaTaxi, un distributeur de thé situé à Amos. Je voulais voir comment ça fonctionnait là-bas. Mon objectif, c'est de faire du maraudage ! (Rires.) La France, c'est un grand marché pour le thé. On a vu ce qui est "tendance"».

Pour Guillaume Fortin, président de Neurométric, une firme de recherche marketing montréalaise, ce voyage représentait une occasion en or de signer des contrats. «Le neuromarketing, c'est à l'international que ça se passe, dit-il. Le fait qu'il n'y ait pas de barrière de langue avec la France, c'est déjà un plus. J'ai fait deux pitchs pour de gros clients potentiels. Mais c'est sûr que si ce n'avait pas été payé, je n'y serais probablement pas allé. J'aurais peut-être choisi Toronto.»

Selon la Fondation de l'entrepreneurship, les coûts du voyage pour chaque participant étaient d'environ 10 000 $, en incluant le transport et l'hébergement.

Les retombées passées

Selon la Fondation, plusieurs succès ont été remportés lors des missions précédentes. Par exemple, l'an dernier, Julie Morin-Dumais de June Swimwear a ouvert deux points de vente à Biarritz. Quant à Maggy-Nadine Lamarche, des oursons Béké-Bobo, elle a signé une entente avec un distributeur français.

Ne participe pas qui veut à la Mission France. Les candidats doivent d'abord soumettre leurs dossiers et participer à des entrevues de sélection à Québec ou à Montréal. Une fois un premier tri effectué, un comité se réunit pour procéder au choix des 12 entrepreneurs de moins de 35 ans. Cette année, 34 candidatures ont été reçues.

› En 2014, le Québec a exporté pour 1,5 G$ vers la France.

› 45,6 % des exportations canadiennes en France proviennent du Québec.

Source : Note économique du ministère de l'Économie, de la Science et de l'Innovation de novembre 2015 (données de 2014)

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