Bâtir une entreprise sur le mentorat

Offert par Les Affaires


Édition du 15 Juin 2019

Bâtir une entreprise sur le mentorat

Offert par Les Affaires


Édition du 15 Juin 2019

(Photo: Maxime Juneau)

GRANDS PRIX DU GÉNIE-CONSEIL. CATÉGORIE : MENTOR DE L'ANNÉE EN GÉNIE-CONSEIL - Chaque matin, Hélène Brisebois, présidente et chargée de projet chez SDK et associés, fait le tour de son équipe d'ingénieurs. Objectif ? Leur offrir ses conseils, mais aussi une oreille attentive. «On peut autant parler de stratégie dans un dossier que des exploits de leur petit dernier», raconte l'ingénieure.

Il faut dire que le mentorat sous toutes ses formes fait partie de l'ADN de cette firme d'une trentaine d'ingénieurs. Depuis le début des années 2000, Mme Brisebois sélectionne elle-même les ingénieurs qui composeront l'entreprise. «Encore aujourd'hui, je me fais un point d'honneur de les encadrer, non seulement du point de vue technique, mais sur tout ce qui concerne la profession. Je les amène dîner et leur demande de me poser toutes les questions qu'ils veulent sur le métier, la recherche de contrats, les relations avec les clients, la vie dans une firme de génie-conseil», explique celle qui a été couronnée mentore de l'année lors des Grands Prix du génie-conseil québécois 2019.

Qui plus est, pour Hélène Brisebois, cet accompagnement ne se termine pas avec l'obtention du titre d'ingénieur. Au contraire : elle a encore sous son aile des employés d'expérience, devenus associés depuis, pour les encadrer sur différents aspects du travail, par exemple la gestion d'un mégaprojet ou d'une entreprise ou encore sur la façon de combiner son rôle d'associée et de maman. «Dans le fond, le mentorat dure toute la vie, peu importe qu'on ait 6 mois, 10 ans ou 25 ans d'expérience», soutient celle qui a été la première femme au Canada à devenir présidente d'une firme de génie-conseil, en 2007.

Ainsi, à force de miser sur le contact avec ses troupes, Mme Brisebois estime qu'elle a distillé cette ouverture aux autres membres de la firme. «Cela fait maintenant partie de la culture de l'entreprise, car mes associés font la même chose, en allant à la rencontre de leurs équipes. Même les techniciens séniors vont aider les juniors. Ça devient une façon de travailler», illustre-t-elle. Une philosophie misant sur l'entraide qui rend la firme plus forte, selon elle. «La clé du succès de SDK et associés, c'est notre relation avec les clients. Développer notre savoir-être, en plus d'être excellents techniquement, est donc un gage de réussite.»

Sur le même sujet

WSP Global avale une firme d'ingénierie ontarienne pour environ 1,5 G $

Cette transaction devrait créer la «plus importante société mondiale de services-conseils en environnement».

Concevoir vite, plus... et mieux

Édition du 28 Octobre 2020 | Alexandre d'Astous

INGÉNIEURS. Le déconfinement sera-t-il l'occasion pour les ingénieurs de redorer leur blason, passablement terni...

OPINION Surveiller, un gage qualité
Édition du 28 Octobre 2020 | Alexandre d'Astous
Combattre la pandémie en usant de génie
Édition du 28 Octobre 2020 | Simon Lord
S'attaquer aux déchets électroniques
Édition du 28 Octobre 2020 | Simon Lord

À la une

Hausse des émissions de GES au Canada en 2019

Les dernières données démontrent que ces niveaux d’émissions sont plus proches de ce qu’ils étaient en 2005.

Sobeys ramène la «prime confinement»

Par exemple, un employé qui travaille une semaine de 40 heures gagnerait une prime de 100 $ pour cette période.

Ottawa ne peut dire si MindGeek est une entreprise canadienne

Bien que l’entreprise soit établie à Montréal, elle a des activités dans le monde entier.