Des nouvelles des grands cabinets d'avocats

Offert par Les Affaires


Édition du 16 Juin 2018

Des nouvelles des grands cabinets d'avocats

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Édition du 16 Juin 2018

L’intégration de la technologie dans la pratique des avocats devait amener des gains en efficacité. Par exemple, l’année 2017 a été l’une des meilleures pour Davies. Photos : 123RF

Il n'y a jamais d'année tranquille dans un grand cabinet d'avocats. Voici quelques nouvelles qui ont marqué l'actualité récente des bureaux au Québec.

Norton Rose Fulbright

Le président canadien Me Walied Soliman est le seul avocat dans la liste 2017 des 50 personnes les plus influentes du monde des affaires canadien de Report on Business. Le cabinet garde l'oeil sur l'évolution du marché. « Les clients veulent toujours plus de valeur, note Me Solomon Sananes, associé directeur du bureau de Montréal. Leurs contentieux sont de plus en plus sophistiqués, donc l'expertise qu'ils recherchent auprès de nous devient très pointue. » Norton Rose mise sur des outils technologiques, notamment en conformité, en production automatisée de documents et en vérification diligente. « Être un groupe international aide à soutenir les coûts importants de ces outils », note M. Sananes.

Fasken

Fasken est l'un des premiers membres fondateurs du Global Legal Blockchain Consortium, dont l'objectif est de favoriser l'adoption de la technologie des chaînes de blocs (blockchain) dans le milieu juridique. « Nous bonifions l'offre de technologies aux clients, souligne Me Éric Bédard, associé directeur pour le Québec. Nous avons notamment ajouté Kira, un logiciel d'examen de contrat basé sur l'apprentissage profond et la version 2 de notre portail Via Fasken, dédié aux relations interactives avec nos clients. »

Fasken soutient aussi les start-up technologiques. « Ces petites entreprises ont une offre mondiale, précise Me Bédard. Elles ont besoin de services pluridiscplinaires comme la propriété intellectuelle, le transactionnel, etc. »

Lavery

« La fonction des ressources humaines n'est plus simplement opérationnelle, mais stratégique, confie Anik Trudel, chef de la direction chez Lavery. C'est pourquoi nous avons nommé Amélie Journet comme chef, Ressources humaines et transformation organisationnelle. » Celle-ci a occupé des fonctions similaires chez Keurig Canada et au Cirque du Soleil.

Lavery poursuit son virage techno par la création du Laboratoire juridique Lavery sur l'intelligence artificielle (L3IA), en 2017, dirigé par Me Éric Lavallée. Son objectif est d'anticiper les besoins des clients devant l'émergence de ces technologies et d'y adapter les pratiques juridiques.

BCF Avocats d'affaires

Les associés de BCF ont créé le fonds d'investissement BCF Ventures, doté de cinq millions de dollars sur dix ans, pour financer des start-up dans les phases de préamorçage et d'amorçage. La direction du fonds revient à l'entrepreneur technologique Sergio A. Escobar. « Nous sommes fiers d'être le premier cabinet d'avocats du Québec à offrir ce soutien aux start-up », indique l'associé directeur, Me Mario Charpentier.

Le cabinet ouvrira un bureau à l'étranger cet été. « Nous avons aussi renouvelé pour 15 ans le bail de nos 100 000 pi2 au centre-ville », rappelle l'associée Julie Doré. En cinq ans, BCF a investi 10 millions de dollars en technologie et le même montant en deux ans dans des améliorations locatives.

Cain Lamarre

Cain Lamarre a rapatrié Me André Tremblay, l'ex-PDG du Conseil de l'industrie forestière, qui a travaillé au cabinet de 1978 à 2004. Me David Nachfolger, expert de la mobilité de la main-d'oeuvre, se joint aussi à la firme. « Nous avions des gens qui travaillaient en immigration de la main-d'oeuvre, mais l'arrivée de David [Nachfolger] permet d'avoir une équipe structurée pour répondre aux soucis de main-d'oeuvre des entreprises », se réjouit Me Gina Doucet, associée directrice. Le cabinet doit agrandir ses bureaux de Montréal et de Québec. Le cabinet a emménagé dans de nouveaux locaux l'an dernier, à Québec, mais la croissance a dépassé les prévisions.

Stikeman Elliott

Stikeman s'engage auprès des start-up technologiques au Québec. « Montréal devient un centre important de l'intelligence artificielle et cela crée des besoins pour nos services », soutient l'associé directeur du bureau de Montréal, Me André Roy. Le cabinet compte plusieurs projets pour accompagner leur développement, notamment dans les fintechs et les greentechs. Les jeunes avocats du cabinet sont mis à contribution. « Nous leur permettons d'investir du temps dans ces secteurs, afin qu'ils soient engagés auprès de ces sociétés appelées à grandir rapidement », explique Me Jocelyn Poirier, directeur exécutif du bureau montréalais. Stikeman a loué de l'espace de bureau chez WeWork, où se retrouvent plusieurs entrepreneurs. De jeunes avocats et avocates baignent dans ces milieux, rencontrent les entrepreneurs et participent à leurs activités au quotidien.

McCarthy Tétrault

Le nouveau plan stratégique de McCarthy met l'accent sur les secteurs d'activité des entreprises, plutôt que sur les groupes de pratique. « Nous présentons chacun de nos avocats non seulement comme un spécialiste du droit, mais comme un expert d'une industrie », explique Me Karl Tabbach, associé directeur pour le Québec. Il donne l'exemple de la contribution du cabinet à l'exercice d'émissions de titres de dettes avec la technologie des chaînes de blocs de la Banque Nationale en avril dernier. « Nous n'avons pas été retenus à cause de notre maîtrise des débentures, mais plutôt de notre connaissance de l'industrie des chaînes de blocs », illustre-t-il.

Langlois avocats

« Nous avons adapté notre structure opérationnelle pour soutenir notre croissance », souligne Me Jean-François Gagnon, chef de la direction du cabinet. Des postes de chef de la direction financière, chef des opérations et chef de l'innovation ont vu le jour. Le cabinet veut bientôt compter environ 175 avocats et souhaite que sa structure soit adaptée à cette taille. L'ensemble des processus du cabinet a été revu, avec l'objectif de devenir plus agiles. « Il faut prévoir les enjeux que posera la croissance, ajoute Me Gagnon. Cette dernière doit être intelligente et rentable. »

Borden Ladner Gervais

Le nouvel associé directeur national et chef de la direction canadienne de BLG, John G. Murphy, provient de Montréal. « C'est rare qu'un patron pancanadien vienne de Montréal, donc nous en sommes fiers », lance Me André Dufour, associé directeur du bureau montréalais.

Le cabinet compte moins d'employés au total, mais plus d'avocats. Les gains en efficacité, notamment la réorganisation du travail des assistants, expliquent cette situation. Auparavant, chaque avocat avait son assistant, lequel faisait un peu de tout. Maintenant, ces assistants sont partagés entre plusieurs avocats et sont spécialisés dans des fonctions telles la facturation, la production de documents ou autres. L'automatisation contribue à augmenter l'efficacité du cabinet.

Davies Ward Phillips & Vineberg

Après 17 années passées à la tête du cabinet montréalais de Davies, Me Pierre-André Themens a passé le flambeau à Me Philippe Johnson en 2017. Ce dernier compte solidifier la position de Davies dans un marché très compétitif. L'intégration de la technologie dans la pratique des avocats devrait amener des gains en efficacité. L'année 2017 a été l'une des meilleures de l'histoire du cabinet. « Cette croissance s'est reflétée dans la plupart des secteurs, se réjouit Me Johnson. Il y a eu plusieurs litiges d'importance, de grandes transactions immobilières et des fusions et acquisitions majeures. »

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