Les règles d'or d'une saine gestion de sa trésorerie

Offert par Les Affaires


Édition du 21 Mars 2015

Les règles d'or d'une saine gestion de sa trésorerie

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Édition du 21 Mars 2015

[Photo: Shutterstock]

Un client ou un fournisseur qui fait défaut ou un marché qui change de cap peut rapidement mettre à mal la santé financière de l'entreprise. Quels sont les meilleurs conseils pour renforcer sa trésorerie et quels indicateurs doit-on surveiller de près ?

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«Les PME ont tendance à gérer leurs liquidités de façon quotidienne plutôt que d'anticiper, constate Benoît Mignacco, directeur général, capital de croissance et transfert d'entreprise à la Banque de développement du Canada (BDC). Il est toujours mieux de prévenir que de guérir en développant des réflexes de saine gestion.

Gérer ses liquidités peut en effet devenir rapidement une problématique clé pour un chef d'entreprise : «Si le fonds de roulement est serré, l'entreprise ne pourra pas s'approvisionner de manière adéquate et bénéficier d'escomptes», rappelle Nicolas Marcoux, associé et leader du groupe Conseils et Transactions chez PwC.

Sans compter que l'insuffisance de liquidités peut aussi limiter la capacité à investir ou à surmonter les effets d'un revirement économique. «Ces dernières années, on a vu plusieurs entreprises tomber au combat lors des difficultés du secteur manufacturier, de 2009 à 2011. Celles qui s'en sont sorties avaient su bien gérer leurs profits», rappelle Lynda Coache, FCPA et FCA à Raymond Chabot Grant Thornton.

Bien gérer son fonds de roulement implique de vérifier l'habileté de la société à remplir ses engagements dans les 12 prochains mois, en s'assurant notamment qu'elle possède suffisamment d'actifs à court terme pour supporter les passifs à court terme.

En plus d'avoir assez d'argent en caisse afin de couvrir les salaires et les déductions à la source, elle doit conserver assez de liquidités pour parer à une dépense imprévue, telle que le départ d'un employé clé ou le versement d'une indemnité de départ.

«La règle, c'est que ce ratio doit être supérieur à un point en fonction du secteur. Sinon, l'entreprise sera en situation précaire et incapable de couvrir sa dette à court terme», souligne Mario Fiorino, vice-président, services aux entreprises à la BMO.

Plusieurs experts estiment que les sommes dégagées doivent permettre de tenir de 3 à 6 mois, parfois jusqu'à 12 mois, en fonction du secteur. «On n'aura pas besoin du même fonds de roulement dans l'industrie agroalimentaire, où l'on paie ses fournisseurs sous 7 jours, que dans l'industrie aérospatiale, où cela peut aller jusqu'à 120 jours», constate Nicolas Marcoux.

Ainsi, il n'est pas rare de voir des entreprises fonctionner avec un fonds de roulement de 25 à 100 millions de dollars, et d'avoir des liquidités de 4 à 5 M$ qui traînent en continu, estime Michel Doucet, vice-président et gestionnaire de portefeuille chez Valeurs mobilières Desjardins. «Si une entreprise termine tout le temps au maximum de sa marge de crédit, c'est qu'il y a un problème», tranche Benoît Mignacco, de la BDC.

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