Tout ce qu'il faut savoir avant d'accepter (ou pas) de siéger à un CA

Offert par Les Affaires


Édition du 20 Septembre 2014

Tout ce qu'il faut savoir avant d'accepter (ou pas) de siéger à un CA

Offert par Les Affaires


Édition du 20 Septembre 2014

Un investissement sans limites

Peut-on poser des limites à son engagement ? Pas vraiment, y compris si vous siégez de manière bénévole ! Car faire partie d'un CA, c'est accepter de travailler le temps qu'il faudra pour veiller à la persistance de l'entreprise. «Il est important d'arriver aux réunions bien préparé, en ayant lu les documents nécessaires afin de ne pas passer la première heure à lire les états financiers. Car les conseils ne doivent pas être des séances de formation ! Cela peut passer par le fait d'appeler en amont le pdg pour lui demander des précisions», rappelle José Mathieu. Président jusqu'à tout récemment de Plastube, il a choisi de se consacrer à sa fonction d'administrateur au sein de trois autres PME manufacturières : Alta Précision, NSE-Automatech et Composites VCI.

Il conseille de prévoir environ d'une journée à une journée et demie de préparation pour chaque réunion. «Le travail d'administrateur consiste aussi à effectuer une veille sur le secteur et les marchés de l'entreprise. Comme je siège aux conseils de deux sociétés dans le domaine de l'aéronautique, je me dois de lire les journaux qui traitent de ces sujets et de connaître l'industrie sur le bout des doigts», souligne José Mathieu.

En situation de crise, l'administrateur doit également savoir répondre présent : «Lorsqu'on reçoit une offre publique hostile un vendredi soir, on ne peut pas dire que l'on n'a pas terminé ses vacances ou que l'on est en week-end ! C'est d'ailleurs souvent à ce moment qu'on mesure vraiment la mobilisation et la valeur des individus pour l'organisation», affirme Nathalie Francisci, associée au cabinet Odgers Berndtson et présidente du CA de la section québécoise de l'Institut des administrateurs de sociétés.

La relation aux actionnaires

Lorsqu'ils sont mandatés par un actionnaire, les administrateurs peuvent également avoir à leur présenter des rapports sur la tenue des CA. Chez Desjardins Capital de risque par exemple, les administrateurs nommés pour représenter la société financière doivent participer quatre à cinq fois par an à des rencontres et formations afin d'échanger sur les réalités auxquelles la PME qu'ils administrent fait face. «Nous les rencontrons aussi chaque année pour évaluer avec eux quelle est leur contribution et éventuellement renouveler, lorsque cela est nécessaire, certains sièges», explique Anne-Marie Poitras, vice-présidente de la Gouvernance des PME et des fonds sous gestions chez Desjardins Capital de risque.

Au total, elle estime que les administrateurs devront consacrer une vingtaine d'heures chaque année pour les réunions de conseil, et environ la même durée pour se préparer. «Et si l'on se retrouve membre d'un comité d'audit ou de gouvernance par exemple, il faudra participer et préparer quatre à cinq réunions de plus. Globalement, si l'on veut bien faire son travail, on peut facilement s'attendre à donner de 80 à 100 heures par année à un CA», résume-t-elle.

Cliquez ici pour consulter le dossier Former un CA: enjeux et obligations

DANS LE MÊME DOSSIER

À la une

Le Conseil du patronat veut «éliminer les interventions de la santé publique»

Il demande plus de pouvoirs pour les employeurs dans un régime de santé et sécurité au travail jugé trop généreux.

Lion livrera 60 autobus scolaires électriques à Autobus Séguin

Ce serait la plus importante commande du genre en Amérique du Nord selon l'entreprise.

Sur le banc des pénalités, Couche-Tard est bon marché

BLOGUE. Tous se demandent quelle autre filière Couche-Tard a choisie en tant qu’avenue de croissance complémentaire.