Comment recruter les bons profils d'administrateurs?

Offert par Les Affaires


Édition du 20 Septembre 2014

Comment recruter les bons profils d'administrateurs?

Offert par Les Affaires


Édition du 20 Septembre 2014

Lorsqu’il s’agit de recruter un nouvel administrateur, les chemins empruntés par les entreprises peuvent être multiples, en fonction de leur taille et de leurs moyens financiers… Bouche à oreille, chasseurs de têtes ou encore réseaux sociaux ? Quel est le meilleur outil pour recruter vos futurs administrateurs ?

« Certaines grandes entreprises, qui doivent notamment aller chercher des cadres à l’étranger, font appel à des chasseurs de tête spécialisés. Mais ce n’est pas le cas des petites entreprises ou des OBNL, qui ont plutôt tendance à passer par leur réseau professionnel regroupant leurs connaissances d’affaires, ainsi que les membres de clubs, associations ou des ordres professionnels », résume Bruno Déry, président et chef de la direction du Collège des administrateurs de sociétés (CAS) Université Laval.

Le collège, qui forme justement chaque année 80 à 90 administrateurs de sociétés, est un lieu de réseautage incontournable pour les sociétés qui recherchent des administrateurs expérimentés. « Au collège, la moyenne d’âge se situe autour de 55 ans pour le programme de certification. Les administrateurs qui viennent se former occupent tous des fonctions sur un CA et souhaitent se maintenir à jour pour assumer les responsabilités et les exigences requises pour leurs mandats. C’est aussi l’occasion d’améliorer leur réseau car elles se retrouvent avec d’autres administrateurs de sociétés venant d’horizons différents », précise Bruno Déry.

Cliquez ici pour consulter tous les textes du dossier : Former un CA : enjeux et obligations

Des réseaux à développer

En plus du Collège des administrateurs de société (CPA), plusieurs réseaux et ordres professionnels proposent également des banques d’administrateurs, tels que l’Institut des Administrateurs de Sociétés (IAS) ou l’ordre des CP. « Car la responsabilité du conseil est aussi d’avoir un plan de relève de manière à ce que, si quelqu’un quitte du jour au lendemain ou décède, il y ait un bassin de candidats potentiels avec lesquels on soit en contact direct régulier », précise Nathalie Francisci, associée au cabinet Odgers Berndtson et présidente du CA de la section québécoise de l’Institut des administrateurs de sociétés.

Si la voie la plus commune reste donc celle de la cooptation « celle-ci présente parfois le risque de se retrouver avec des profils unidimentionnels », met en garde Michel Magnan, professeur et titulaire de la chaire de gouvernance d’entreprise Stephen A. Jarislowsky de l’École de gestion John-Molson de l’Université Concordia.

C’est pourquoi la plupart des grands cabinets de recrutement de cadres et chasseurs de têtes offrent désormais des services de recrutement d’administrateurs. Ce processus de sélection, plus encadré et coûteux, est généralement réservé aux grandes entreprises. « Ces recruteurs soumettent les candidats à une batterie de tests psychométriques et autres, pour finir par présenter 3 à 5 candidats au CA », explique Jacques Grisé, expert et auteur d’un blog sur la gouvernance.

Mais avant de penser aux firmes de recrutement, Jean-Daniel Brisson, conseille de commencer par effectuer simplement l’inventaire de vos relations. « Vouloir recruter des administrateurs indépendants ne doit pas mener aux excès et vous empêcher de demander des recommandations à votre banquier, votre comptable ou votre avocat si vous avez confiance en lui», rappelle le directeur principal du Groupe-conseil stratégie et performance du cabinet Raymond Chabot Grant Thornton.

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