Une combinaison qui ne manque pas d'atout

Offert par Les Affaires


Édition du 19 Janvier 2022

Une combinaison qui ne manque pas d'atout

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Édition du 19 Janvier 2022

Joëlle Brodeur, directrice du Bureau de projets du Parc olympique depuis avril dernier (Photo: courtoisie)

FORMATION MBA. La maîtrise en administration des affaires (MBA) permet de démystifier tous les rouages d’une entreprise, mais c’est également un atout pour gérer des projets d’envergure. De quoi constituer une combinaison gagnante. 

Directrice du Bureau de projets du Parc olympique depuis avril dernier, Joëlle Brodeur estime que la faculté d’apprendre est une compétence clé de sa réussite professionnelle. Quelques années après avoir obtenu une maîtrise en gestion de projet à l’École des sciences de la gestion (ESG) de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), elle a décidé d’y entreprendre un MBA pour cadres (EMBA). « Si la maîtrise en gestion de projet permet d’acquérir des outils très pratiques, le EMBA donne la possibilité d’élargir son champ d’action, constate la gestionnaire. Ce sont deux approches qui sont très complémentaires, mais le EMBA est moins cloisonné, puisqu’il touche aussi des aspects comme les opérations ou la stratégie. » 

Sa double formation lui est utile au quotidien, notamment quand elle a à travailler à la récolte d’informations uniformisées sur les différents projets. « Le fait d’avoir un EMBA m’a permis de mieux comprendre quelles données étaient les plus pertinentes pour appuyer la haute direction dans sa prise de décisions », estime Joëlle Brodeur. La gestionnaire a entre autres développé un tableau de bord pour la direction, en plus d’avoir conçu une méthodologie de priorisation et de sélection pour le portefeuille de projets du Parc olympique.

« Le fait de conserver une vision très stratégique et globale des enjeux organisationnels tout en maîtrisant les différents outils de la gestion de projet est certainement un atout », croit pour sa part Anna Mahura. Cette conseillère en gestion des risques et en performance organisationnelle au ministère des Relations internationales et de la Francophonie a obtenu un MBA spécialisé en gestion stratégique de projets à l’Université Laval en 2019. 

Aujourd’hui, elle coordonne l’implantation d’une démarche de gestion intégrée des risques, un projet d’envergure qui implique la quinzaine de directions de ce ministère. « Cela nous permet de consulter l’ensemble des intervenants pour connaître ce qui pourrait les empêcher d’atteindre leurs objectifs stratégiques et de réaliser leur mission », souligne-t-elle.

Différentes formations et des ateliers variés seront ensuite organisés pour définir les menaces et pour planifier des actions pour y faire face. Le tout demande à Anna Mahura de mettre en place différents projets très précis, tout en gardant en tête l’environnement d’affaires dans lequel le ministère navigue. Le fait d’être diplômée en administration des affaires et de maîtriser la gestion de projet lui permet de travailler plus facilement sur ces deux tableaux, estime-t-elle.

 

Vision à long terme

Cette perspective plus globale permet aussi d’aligner les différents projets avec les objectifs de son entreprise, souligne Joëlle Brodeur. Ainsi, quand la Régie des installations olympiques est devenue le Parc olympique, en 2019, la mission de cet organisme paragouvernemental a été modifiée et la mise en valeur des installations s’y est ajoutée. « Comme j’avais les deux visions, j’ai tout de suite vu quels efforts il faudrait faire pour réaligner stratégiquement nos actions et notre portefeuille, affirme-t-elle. On fait encore des projets de construction et de rénovation, mais on va les prioriser autrement, concentrer nos ressources différemment pour améliorer l’expérience client. »

Joëlle Brodeur a aussi contribué à la création du bureau de projet dont elle est aujourd’hui directrice. Composée d’une dizaine de personnes, son équipe soutient les différentes directions du Parc olympique dans la mise en œuvre de projets d’immobilisation, comme le remplacement du toit du Stade ou la rénovation de la Tour de Montréal, qui a permis d’accueillir des employés de Desjardins depuis 2018. 

Ce chantier d’envergure, qui a réuni des centaines d’ouvriers travaillant 24 heures sur 24 en toutes saisons, a posé plusieurs défis techniques. La revitalisation de la Tour a d’ailleurs été couronnée Projet de l’année en 2019 dans le cadre du concours élixir du Projet Management Institute montréalais (PMI-Montréal), en plus d’avoir été en lice pour le même prix du côté de PMI International en 2020. « Nous avons été très innovants en maîtrisant à la fois des méthodes traditionnelles et des solutions techniques à la pointe », avance Joëlle Brodeur, qui a elle-même été finaliste dans la catégorie Professionnel en gestion de projet du concours élixir de PMI-Montréal en 2021. 

« Quand nous avons reçu notre prix, nous étions tellement fiers de pouvoir démontrer qu’au public, on peut être aussi efficace et performant qu’au privé, s’exclame-t-elle. On ne se tourne pas les pouces comme dans le vieux cliché du fonctionnaire. Au contraire ! Chaque fois qu’on gagne en efficience, c’est tout le monde qui gagne. » 

La maîtrise en administration des affaires (MBA) permet de démystifier tous les rouages d’une entreprise, mais c’est également un atout pour gérer des projets d’envergure. De quoi constituer une combinaison gagnante. 
Directrice du Bureau de projets du Parc olympique depuis avril dernier, Joëlle Brodeur estime que la faculté d’apprendre est une compétence clé de sa réussite professionnelle. Quelques années après avoir obtenu une maîtrise en gestion de projet à l’École des sciences de la gestion (ESG) de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), elle a décidé d’y entreprendre un MBA pour cadres (EMBA). « Si la maîtrise en gestion de projet permet d’acquérir des outils très pratiques, le EMBA donne la possibilité d’élargir son champ d’action, constate la gestionnaire. Ce sont deux approches qui sont très complémentaires, mais le EMBA est moins cloisonné, puisqu’il touche aussi des aspects comme les opérations ou la stratégie. » 
Sa double formation lui est utile au quotidien, notamment quand elle a à travailler à la récolte d’informations uniformisées sur les différents projets. « Le fait d’avoir un EMBA m’a permis de mieux comprendre quelles données étaient les plus pertinentes pour appuyer la haute direction dans sa prise de décisions », estime Joëlle Brodeur. La gestionnaire a entre autres développé un tableau de bord pour la direction, en plus d’avoir conçu une méthodologie de priorisation et de sélection pour le portefeuille de projets du Parc olympique.
« Le fait de conserver une vision très stratégique et globale des enjeux organisationnels tout en maîtrisant les différents outils de la gestion de projet est certainement un atout », croit pour sa part Anna Mahura. Cette conseillère en gestion des risques et en performance organisationnelle au ministère des Relations internationales et de la Francophonie a obtenu un MBA spécialisé en gestion stratégique de projets à l’Université Laval en 2019. 
Aujourd’hui, elle coordonne l’implantation d’une démarche de gestion intégrée des risques, un projet d’envergure qui implique la quinzaine de directions de ce ministère. « Cela nous permet de consulter l’ensemble des intervenants pour connaître ce qui pourrait les empêcher d’atteindre leurs objectifs stratégiques et de réaliser leur mission », souligne-t-elle.
Différentes formations et des ateliers variés seront ensuite organisés pour définir les menaces et pour planifier des actions pour y faire face. Le tout demande à Anna Mahura de mettre en place différents projets très précis, tout en gardant en tête l’environnement d’affaires dans lequel le ministère navigue. Le fait d’être diplômée en administration des affaires et de maîtriser la gestion de projet lui permet de travailler plus facilement sur ces deux tableaux, estime-t-elle.
Vision à long terme
Cette perspective plus globale permet aussi d’aligner les différents projets avec les objectifs de son entreprise, souligne Joëlle Brodeur. Ainsi, quand la Régie des installations olympiques est devenue le Parc olympique, en 2019, la mission de cet organisme paragouvernemental a été modifiée et la mise en valeur des installations s’y est ajoutée. « Comme j’avais les deux visions, j’ai tout de suite vu quels efforts il faudrait faire pour réaligner stratégiquement nos actions et notre portefeuille, affirme-t-elle. On fait encore des projets de construction et de rénovation, mais on va les prioriser autrement, concentrer nos ressources différemment pour améliorer l’expérience client. »
Joëlle Brodeur a aussi contribué à la création du bureau de projet dont elle est aujourd’hui directrice. Composée d’une dizaine de personnes, son équipe soutient les différentes directions du Parc olympique dans la mise en œuvre de projets d’immobilisation, comme le remplacement du toit du Stade ou la rénovation de la Tour de Montréal, qui a permis d’accueillir des employés de Desjardins depuis 2018. 
Ce chantier d’envergure, qui a réuni des centaines d’ouvriers travaillant 24 heures sur 24 en toutes saisons, a posé plusieurs défis techniques. La revitalisation de la Tour a d’ailleurs été couronnée Projet de l’année en 2019 dans le cadre du concours élixir du Projet Management Institute montréalais (PMI-Montréal), en plus d’avoir été en lice pour le même prix du côté de PMI International en 2020. « Nous avons été très innovants en maîtrisant à la fois des méthodes traditionnelles et des solutions techniques à la pointe », avance Joëlle Brodeur, qui a elle-même été finaliste dans la catégorie Professionnel en gestion de projet du concours élixir de PMI-Montréal en 2021. 
« Quand nous avons reçu notre prix, nous étions tellement fiers de pouvoir démontrer qu’au public, on peut être aussi efficace et performant qu’au privé, s’exclame-t-elle. On ne se tourne pas les pouces comme dans le vieux cliché du fonctionnaire. Au contraire ! Chaque fois qu’on gagne en efficience, c’est tout le monde qui gagne. » 

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