Étudier en anglais, why not?

Offert par Les Affaires


Édition du 22 Janvier 2020

Étudier en anglais, why not?

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Édition du 22 Janvier 2020

FORMATION MBA POUR CADRES ET DIRIGEANTS. Alors que la majorité des PME du Québec tente d'exporter leurs produits, plusieurs étudiants au MBA décident d'enrichir leurs connaissances de la gestion dans la langue de Shakespeare, et même de Cervantès.

Déjà formée en communications, Marie-Pier Bergevin avait envie de se développer davantage en tant que gestionnaire. C'est pourquoi la directrice principale, Commandites, engagement de la marque chez BMO en Amérique du Nord a décidé de s'inscrire au MBA pour cadres (EMBA). Comme une partie de son travail se déroule en anglais, elle a opté pour ce programme bilingue offert conjointement par HEC Montréal et l'Université McGill. Ce choix lui a permis de côtoyer des étudiants d'origines diverses et d'élargir ses perspectives. «Dans un programme uniquement en français, je ne pense pas que j'aurais pu aller aussi loin dans les discussions autour d'un enjeu d'affaires», estime-t-elle. Surtout, cela lui a permis d'avoir accès aux «sommités» des deux universités, peu importe leur langue. «Au lieu de parler d'une recherche qu'on vient de lire, on a l'auteur devant nous, dit-elle. Ça nous permet d'aller beaucoup plus loin dans la compréhension et le transfert des connaissances.»

C'est dans cette optique que ces universités ont lancé un EMBA bilingue en 2006. «Tout le monde en classe est libre de s'exprimer dans la langue de son choix. Un enseignant peut par exemple parler français et un étudiant, le questionner en anglais», illustre Louis Hébert, directeur du programme de MBA de HEC Montréal et codirecteur pédagogique de l'EMBA McGill- HEC Montréal.

Sortir confortablement de sa zone de confort

Pendant sa formation, Mme Bergevin s'est donné pour mission d'effectuer toutes ses présentations en anglais. «J'ai utilisé ma classe comme une safe zone, c'est-à-dire un endroit où je pourrais faire des erreurs et apprendre. Maintenant, pendant une présentation avec mes collègues de Toronto, je suis outillée, constate-t-elle. J'ai gagné en confiance et suis plus performante.»

Alors que plusieurs universités ont lancé des MBA en anglais pour attirer une clientèle internationale, elles donnent aussi l'occasion aux francophones d'améliorer leurs habiletés linguistiques. Ceux de l'Université Laval peuvent ainsi suivre certains cours de base en anglais. «L'étudiant peut choisir de faire tous ses examens en français. Ça lui enlève du stress», note Mélany Tremblay Analfio, directrice adjointe du Service du développement et des relations internationales de l'institution.

Une troisième langue ?

Maîtriser une autre langue constitue un atout pour les diplômés d'ici, confirme le directeur des programmes de MBA à l'Université Laval, André Gascon. «Il y a une vingtaine d'années, c'est à la demande des entreprises du milieu que nous avons commencé à offrir des cours en anglais», se souvient-il.

Suivant les accords commerciaux en vigueur, l'ajout d'une troisième langue peut aussi ouvrir bien des portes. C'est pourquoi l'établissement de Québec propose depuis une quinzaine d'années un programme trilingue en gestion internationale. L'étudiant peut opter pour l'une des huit troisièmes langues offertes, dont le mandarin et l'espagnol. C'est cette dernière qu'a choisi Alexis Corradi, qui a terminé son MBA en 2015, en partie à l'Université Laval, mais aussi aux États-Unis et au Mexique. «C'est une réelle richesse pour un entrepreneur de mettre la main sur une personne trilingue, parce qu'il y a tout un contexte culturel lié à chaque langue.»

Depuis l'obtention de son diplôme, M. Corradi travaille chez Systèmes PRAN, une PME de Québec qui produit des systèmes électroniques pour l'industrie des transports. Il dirige actuellement le département des ventes tout en s'occupant du développement des activités commerciales mondiales de l'entreprise, aujourd'hui présente dans une vingtaine de pays.

M. Corradi estime que les programmes multipliant les langues d'enseignement facilitent le contact avec diverses cultures. Et que des gestionnaires ainsi formés peuvent devenir des atouts pour l'internationalisation de leurs employeurs.

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