Développer sa région grâce à Mécanitec

Offert par Les Affaires


Édition du 14 Décembre 2022

Développer sa région grâce à Mécanitec

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Édition du 14 Décembre 2022

Par Emmanuel Martinez

Stéphane Champoux, président à Mécanitec (Photo: courtoisie)

FOCUS RÉGIONAUX EN BALADO. La Mauricie a longtemps été un exemple d’une région qui souffre en raison d’une dépendance économique envers des secteurs industriels en déclin, comme la forêt. Toutefois, elle se diversifie et se renforce, notamment grâce à des PME, comme le Groupe Mécanitec, de Trois-Rivières, qui s’appuie sur des partenaires locaux afin d’obtenir des contrats partout au Québec et au Canada, mais aussi aux États-Unis.

Cette entreprise de 300 employés dessert l’industrie lourde, comme la métallurgie, les mines, les cimenteries, et le domaine manufacturier en concevant, construisant et aménageant les procédés de fabrication dans les usines. Parmi ses clients, on retrouve de gros joueurs tels qu’Air Liquide Canada, Sanimax et Waga Energy.

« Pour 2023-2024, notre carnet de commandes est pas mal plein, explique le président Stéphane Champoux, en entrevue à son siège social. On a diminué l’équipe du développement des affaires et on ne sollicite plus depuis 12 mois. »

Il souligne que l’industrie lourde est un « milieu très conservateur » en matière de nouvelles relations d’affaires, mais que dès que des entreprises de ce secteur trouvent de bons partenaires comme Mécanitec, alors cette relation dure longtemps.

 

Des alliés régionaux

Puisque ses clients sont gros et qu’ils ont des projets aux quatre coins de l’Amérique du Nord, Mécanitec doit détenir les ressources pour répondre à leurs besoins. Afin d’y arriver, elle mise sur des alliances avec d’autres PME de sa région, comme Soudages MGR, de Sainte-Anne-de-la-Pérade, qui fabrique toutes sortes de structures métalliques sur mesure. « Avec eux, c’est comme si ajoutait des heures [de travail] à l’usine, mais en externe, précise Stéphane Champoux, et ce, à meilleur coût. »

De son côté, le directeur des opérations de MGR, Patrice Mongrain, qualifie de « gagnant-gagnant » cette relation d’affaires qui compte pour près de 20 % de ses revenus. « L’avantage, c’est qu’on développe des expertises différentes, souligne-t-il. Mécanitec fait davantage d’installation et de création de plans et de produits, tandis qu’on peut se concentrer sur notre force, soit faire des structures métalliques uniques, sur mesure. »

Pour Mécanitec, les relations d’affaires sont encore plus poussées avec un ancien concurrent, Hydrexcel, qui fabrique des équipements industriels sur mesure à Bécancour.

« On est dans le même domaine, mais on se complète, précise le propriétaire Joaquim Blanchette. On s’est rendu compte qu’on n’a pas les mêmes forces. Je suis moins bon en ce qui concerne les plaques d’acier tandis que je suis meilleur dans le mécano-soudé, comme des convoyeurs, par exemple. »

Par conséquent, Hydrexcel agit parfois comme sous-traitant pour Mécanitec, tandis qu’à d’autres occasions, c’est l’inverse. « On a tellement de demandes qu’on ne se sent plus en compétition, ajoute-t-il. La mentalité a changé : on se voit comme des partenaires. On se sépare parfois le travail dans le cadre d’un même contrat. »

Le PDG d’Hydrexcel souligne qu’avec une concurrence qui est maintenant mondiale, cette alliance permet aux deux PME d’être plus concurrentielles et de présenter une offre « clé en main » à leurs clients industriels. « Ils veulent un seul point de chute et faire affaire avec le moins d’intervenants possible, mentionne-t-il. Ensemble, nos deux entreprises offrent une gamme plus élargie, ce qui est plus intéressant pour des clients de l’extérieur de la région. »

Il précise que cette collaboration s’étend même jusqu’à l’échange de meilleures pratiques et le recrutement à l’étranger. Des discussions communes existent aussi pour l’acquisition de machines qui pourraient servir aux deux PME.

 

Une vision régionale

Le président de Mécanitec souligne que les exemples de collaboration régionale en Beauce et au Saguenay ont servi d’inspiration pour mobiliser les entreprises mauriciennes. Il note que la création d’organismes, comme Groupé Mauricie–Rive-Sud et le Créneau d’excellence Conception et fabrication de machines, a joué un rôle clé afin que les PME de sa région travaillent plus ensemble pour conquérir de nouveaux marchés.

« La Mauricie était 17e sur le plan économique il y a six ans, au Québec, et on est rendu 13e, déclare Stéphane Champoux. On a comme objectif de s’améliorer encore plus. »

Celui qui veut doubler son chiffre d’affaires d’ici cinq ans pour atteindre 120 millions de dollars annuellement estime que la mort de l’industrie lourde dans les pâtes et papiers et l’aluminerie à partir des années 1980 a changé la donne dans sa région. « On a appris à arrêter de compétitionner entre nous, à s’ouvrir et à travailler ensemble pour se relancer, dit-il. On est des survivants parce qu’on a choisi des marchés et des façons de faire différents. Ce sont les PME qui font maintenant vivre la Mauricie. »

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