Si l'UQO se développe, la région va en profiter

Offert par Les Affaires


Édition du 07 Avril 2018

Si l'UQO se développe, la région va en profiter

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Édition du 07 Avril 2018

Par René Vézina

Vue aérienne de l'UQO [Photo: Jean Boileau/CC]

Des milliers de résidents de Gatineau traversent chaque jour l'Outaouais pour aller vaquer à leurs occupations à Ottawa.

Une bonne partie d'entre eux sont des étudiant(e)s qui ont choisi de fréquenter les universités d'Ottawa et de Carleton, sans compter le collège Algonquin ou La Cité, collège francophone spécialisé en technologie et en arts appliqués.

La concurrence est rude entre les deux rives. De plus, avec la recherche incessante de talents au pays, le gain de l'une risque de devenir la perte de l'autre.

Ce n'est qu'un des défis qui se pose à Denis Harrisson, recteur de l'Université du Québec en Outaouais (UQO), à Gatineau. C'est aussi une des raisons qui ont motivé la création de l'« Alliance pour la cause de l'enseignement supérieur en Outaouais ».

« Les frais de scolarité sont plus élevés à Ottawa, dit-il, mais les bourses le sont également, et l'offre académique est diversifiée. » Sans compter l'attrait de la capitale fédérale, son statut, ses ambassades, son offre culturelle... Pourtant, la quatrième ville en importance au Québec mérite quand même une institution d'enseignement supérieur. D'autant que, comme il le souligne lui-même, l'« UQO ne se veut pas une université en vase clos; elle entend participer au développement de la région de l'Outaouais et de ses créneaux porteurs en valeur ajoutée. Le maire Maxime Pedneaud-Jobin l'a bien compris et il nous appuie. »

Même si l'UQO se fait déjà valoir dans des domaines de pointe comme les sciences comptables ou le génie informatique, elle a actuellement comme enjeu d'augmenter l'offre de programmes et de les financer, en santé et en sciences notamment, en demande constante.

De là la mise sur pied de cette Alliance, une vaste coalition qui regroupe autant des élus municipaux que des dirigeants d'organismes culturels, touristiques, économiques, liés au milieu de la santé et autres. L'idée est de déployer l'UQO dans chacun de ces domaines pour améliorer son attractivité; pas seulement auprès des étudiant(e)s québécoise(e)s, mais aussi des autres qui viendraient d'ailleurs, même de l'international, dont le nombre augmente d'année en année. Pour l'instant, l'UQO compte 5 000 étudiants (et 2 500 dans un deuxième campus à Saint-Jérôme).

Loin des immenses amphithéâtres bondés, l'UQO mise sur des classes plus petites et sur un encadrement de proximité afin de se positionner comme une université ouverte et à taille humaine.

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