GRYB en mode croissance

Offert par Les Affaires


Édition du 25 Août 2018

GRYB en mode croissance

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Édition du 25 Août 2018

Par Pierre Théroux

L’entreprise GRYB réalise 80 % de ses ventes sur le territoire québécois et s’affaire maintenant à accroître ses ventes à l’étranger. [Photo: GRYB]

L’entreprise GRYB s’est offert un beau cadeau pour son dixième anniversaire, à l’automne 2017 : un projet d’agrandissement qui a fait tripler la superficie de son usine de Victoriaville à 69 000 pieds carrés.

Et ce, à peine trois ans après être déménagée dans une nouvelle usine qui lui avait déjà permis d’accroître ses espaces de 10 000 à 23 000 pieds carrés. Pas mal pour une entreprise qui a débuté modestement en 2007… dans un sous-sol de la maison familiale du cofondateur Rémi Beaudoin, à Chesterville.

Or, la forte croissance de cette PME spécialisée dans la conception et la fabrication d’équipements d’attachements pour machinerie lourde pourrait l’amener à prendre encore de l’expansion. « On sait qu’on va devoir agrandir de nouveau, possiblement d’ici deux ans », souligne M. Beaudoin qui a lancé avec son père Yvon, qui en est le directeur des ventes, cette entreprise appelée d’abord Groupe R-Y Beaudoin.

Yvon Beaudoin avait auparavant fondé le Groupe Anderson, en 1988 dans son garage. En 2001, il décidait de vendre ses parts de cette entreprise également de Chesterville qui est devenue un important joueur mondial dans le domaine de la fabrication d'équipements agricoles et forestiers. Son fils Rémi, qui en était également actionnaire depuis 1998 et dirigeait le département de sous-traitance, décidait lui aussi de quitter en 2007 pour lancer une nouvelle entreprise avec son père.

Flairer l’occasion

« On avait une excavatrice et on s’est rendu compte qu’il fallait attendre de 8 à 12 semaines avant de recevoir des pièces d’attachement. On s’est dit qu’on serait sûrement capable d’en fabriquer plus rapidement et de réduire les délais d’attente à 3-4 semaines », explique Rémi Beaudoin.

Le père et le fils s’attellent alors à la tâche, aidés par leurs conjointes respectives. Dans son garage, Rémi Beaudoin faisait les dessins et s’occupait des achats pendant que son père prenait la route avec son chapeau de représentant des ventes. « J’ai commencé à travailler avec mon père à l’âge de 15 ans. On est des manufacturiers dans l’âme », souligne l’entrepreneur de 36 ans.

Les résultats ne se font pas attendre. L’entreprise familiale, qui sous-traitait la fabrication de ses godets et grappins pour pelles mécaniques et excavatrices, déménage deux ans plus tard dans une usine de 10 000 pieds carrés à Victoriaville et emploie alors une dizaine de personnes. D’un agrandissement à l’autre, et alors qu’elle enregistre une augmentation annuelle des ventes variant de 40 à 70 %, la PME compte aujourd’hui 130 employés et prévoient garder la cadence. « Ce sera difficile de maintenir une croissance de 70 %, comme les deux dernières années, mais on prévoit quand même des augmentations d’environ 35 % », estime M. Beaudoin.

La culture du oui !

La récente expansion, qui a nécessité des investissements de 4,6 millions de dollars, permettra au fabricant de pièces d’attache pour machinerie lourde d’augmenter encore sa production. « On développe de nouveaux produits et de nouveaux territoires », précise M. Beaudoin.

Au fil des ans, l’entreprise a mis en marché de nouvelles générations de godets et grappins, mais aussi ajouté des aimants à ferraille et des pulvérisateurs à sa gamme de produits conçus pour les secteurs de la construction, de l’excavation, de la démolition, de la manutention ou encore du recyclage. Il y a deux ans, elle a conçu son premier bras longue portée et travaille depuis à fabriquer des modèles pour tous les types d’excavatrices. Elle a plus récemment lancé un brise-glace rotatif pour faciliter et accélérer le déneigement dans les rues urbaines.

GRYB affirme d’ailleurs se démarquer de la concurrence avec des produits qui sont entièrement conçus et fabriqués sur mesure. « On a la culture du oui. On est toujours prêts à répondre aux besoins des entrepreneurs en leur fabricant des produits personnalisés », précise M. Beaudoin, en précisant que plus de 50 % de la production est faite sur mesure.

L’entreprise, qui réalise 80 % de ses ventes sur le territoire québécois, s’affaire maintenant à accroître ses ventes à l’étranger. Malgré l’effet-Trump, elle souhaite accentuer sa présence aux États-Unis, de même qu’en Ontario, en Amérique latine et en Australie.

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