Un nouveau parc industriel pour Amos

Offert par Les Affaires


Édition du 26 Mai 2021

Un nouveau parc industriel pour Amos

Offert par Les Affaires


Édition du 26 Mai 2021

Par Émélie Rivard-Boudreau

Le maire d'Amos, Sébastien D’Astous (Photo: courtoisie)

FOCUS RÉGIONAL: ABITIBI-TÉMISCAMINGUE. Limitée par le nombre de terrains industriels sur son territoire, la Ville d’Amos a entrepris la démarche de se doter d’un tout nouveau parc industriel. D’ici deux à trois ans, celui-ci prendra forme autour d’un centre entrepreneurial et d’une gare intermodale. Le projet pourrait aussi faire naître de nouvelles possibilités agricoles. 

 

En avril dernier, la Ville d’Amos a reçu une bonne nouvelle du ministère de l’Économie et de l’Innovation. Elle a touché 10 millions de dollars (M$) afin de décontaminer, de réaménager et de valoriser un terrain inutilisé où était jadis localisée une scierie qui a laissé au sol un lit de copeaux et d’hydrocarbures. « Ce terrain-là avait peu de valeur ajoutée, indique le maire, Sébastien D’Astous. On a décidé d’en faire un projet : de le décontaminer et de le rendre accessible afin de pouvoir y faire du développement économique. » 
Avec l’aide de partenaires, comme la MRC d’Abitibi, le Centre local de développement 
Abitibi et la Société d’aide au développement des collectivités Harricana, Amos peut se permettre de voir grand. 
La pierre angulaire du futur parc est un centre entrepreneurial qui regrouperait sous le même toit des professionnels de recherche et en développement économique, des organismes et des entreprises. « On veut se doter d’un outil pour fournir aux PME des locaux bien équipés, avec du personnel de soutien à moins de frais, pour s’assurer qu’elles réussissent à passer à travers du 0 à 3 ans de période de démarrage et qu’elles ont du succès, explique le maire. La mixité des usages va pouvoir aider les entreprises. »
Pour concrétiser sa vision, la Ville achètera un bâtiment vétuste qui sert actuellement d’entrepôt. À lui seul, le centre entrepreneurial est estimé à 12 M$ sur l’ensemble du projet de parc industriel, totalisant 35 M$. 
Place importante pour l’agriculture
La construction d’une gare intermodale qui favoriserait les importations et les exportations pourrait aussi profiter au secteur agricole, selon Sébastien D’Astous. « On veut aider nos agriculteurs à remettre en activité les terres en friche et à faire des produits qui vont avoir une valeur rajoutée », dit-il, en pensant à la production de foin de commerce ou de chanvre industriel. Un projet de recherche doctorale sur la création de biomatériaux d’emballage à partir de matières végétales et de polymères pourrait aussi trouver place dans ce nouveau microcosme économique, ajoute l’élu. 
Pascal Rheault, maire du village de Sainte-Gertrude-Manneville et président régional de l’Union des producteurs agricoles d’Abitibi-Témiscamingue, se réjouit de l’intérêt des partenaires du projet pour de nouvelles initiatives agricoles. Une étude commandée par la MRC d’Abitibi est d’ailleurs en cours afin d’analyser les occasions d’affaires liées au foin de commerce. « Il y a un marché, mais il faut savoir de quelle façon on peut le combler, mentionne Pascal Rheault. Il faut approcher des producteurs, ça prend des machines, ça prend des infrastructures, il faut faire sécher le foin… C’est quand même long à mettre en place. » 
En attendant, la Ville d’Amos travaille sur le plan des travaux de décontamination du terrain. Des terrains ont aussi été mis en vente à la mi-mai pour que soit bâtie une zone résidentielle à haute densité à l’entrée du parc industriel. 
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Limitée par le nombre de terrains industriels sur son territoire, la Ville d’Amos a entrepris la démarche de se doter d’un tout nouveau parc industriel. D’ici deux à trois ans, celui-ci prendra forme autour d’un centre entrepreneurial et d’une gare intermodale. Le projet pourrait aussi faire naître de nouvelles possibilités agricoles. 

En avril dernier, la Ville d’Amos a reçu une bonne nouvelle du ministère de l’Économie et de l’Innovation. Elle a touché 10 millions de dollars (M$) afin de décontaminer, de réaménager et de valoriser un terrain inutilisé où était jadis localisée une scierie qui a laissé au sol un lit de copeaux et d’hydrocarbures. « Ce terrain-là avait peu de valeur ajoutée, indique le maire, Sébastien D’Astous. On a décidé d’en faire un projet : de le décontaminer et de le rendre accessible afin de pouvoir y faire du développement économique. » 

Avec l’aide de partenaires, comme la MRC d’Abitibi, le Centre local de développement Abitibi et la Société d’aide au développement des collectivités Harricana, Amos peut se permettre de voir grand. 

La pierre angulaire du futur parc est un centre entrepreneurial qui regrouperait sous le même toit des professionnels de recherche et en développement économique, des organismes et des entreprises. « On veut se doter d’un outil pour fournir aux PME des locaux bien équipés, avec du personnel de soutien à moins de frais, pour s’assurer qu’elles réussissent à passer à travers du 0 à 3 ans de période de démarrage et qu’elles ont du succès, explique le maire. La mixité des usages va pouvoir aider les entreprises. »

Pour concrétiser sa vision, la Ville achètera un bâtiment vétuste qui sert actuellement d’entrepôt. À lui seul, le centre entrepreneurial est estimé à 12 M$ sur l’ensemble du projet de parc industriel, totalisant 35 M$. 

 

Place importante pour l’agriculture

La construction d’une gare intermodale qui favoriserait les importations et les exportations pourrait aussi profiter au secteur agricole, selon Sébastien D’Astous. « On veut aider nos agriculteurs à remettre en activité les terres en friche et à faire des produits qui vont avoir une valeur rajoutée », dit-il, en pensant à la production de foin de commerce ou de chanvre industriel. Un projet de recherche doctorale sur la création de biomatériaux d’emballage à partir de matières végétales et de polymères pourrait aussi trouver place dans ce nouveau microcosme économique, ajoute l’élu. 

Pascal Rheault, maire du village de Sainte-Gertrude-Manneville et président régional de l’Union des producteurs agricoles d’Abitibi-Témiscamingue, se réjouit de l’intérêt des partenaires du projet pour de nouvelles initiatives agricoles. Une étude commandée par la MRC d’Abitibi est d’ailleurs en cours afin d’analyser les occasions d’affaires liées au foin de commerce. « Il y a un marché, mais il faut savoir de quelle façon on peut le combler, mentionne Pascal Rheault. Il faut approcher des producteurs, ça prend des machines, ça prend des infrastructures, il faut faire sécher le foin… C’est quand même long à mettre en place. » 

En attendant, la Ville d’Amos travaille sur le plan des travaux de décontamination du terrain. Des terrains ont aussi été mis en vente à la mi-mai pour que soit bâtie une zone résidentielle à haute densité à l’entrée du parc industriel.

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