Un parc techno consacré à l'industrie bioalimentaire

Offert par Les Affaires


Édition du 01 Juin 2019

Un parc techno consacré à l'industrie bioalimentaire

Offert par Les Affaires


Édition du 01 Juin 2019

Par Pierre Théroux

La ­Cité de la biotechnologie de ­Saint-Hyacinthe s’étend sur un vaste territoire de plus de 18 millions de pieds carrés.

FOCUS RÉGIONAL: MONTÉRÉGIE. La Cité de la biotechnologie de Saint-Hyacinthe vient d'avoir 15 ans. Bien qu'encore jeune, son empreinte sur l'économie de la ville, voire régionale, est majeure. À preuve, son développement a généré, au fil des ans, des investissements privés et publics de 850 millions de dollars ayant entraîné la création ou l'expansion de dizaines d'entreprises spécialisées dans les secteurs agroalimentaire, agroenvironnemental, vétérinaire et pharmaceutique.

La Cité s'étend sur un vaste territoire de plus de 18 millions de pieds carrés. Elle regroupe aujourd'hui une trentaine d'entreprises et plus de 3 000 travailleurs, dont 200 chercheurs. Comme Probiotech, une des premières à s'être implantée au coeur de ce complexe, qui fabrique des additifs alimentaires pour la nourriture animale. L'entreprise a investi plus de 2,5 M$ l'an dernier dans l'agrandissement de l'usine de production, du centre de distribution et des espaces à bureaux.

Biovet, une des plus vieilles entreprises de la Cité, y développe des trousses de diagnostic en santé animale et dans le domaine agroalimentaire. La PME de 70 employés, dont une quinzaine de scientifiques, a aussi investi 2,25 M$ l'an dernier pour agrandir ses installations et aménager un nouveau laboratoire d'analyse.

Il y a aussi Prevtec Microbia, une entreprise spécialisée en biotechnologie vétérinaire qui fabrique notamment un vaccin contre la bactérie E.coli chez les porcelets. Cette solution de rechange aux antibiotiques dans la prévention de la diarrhée postsevrage des porcs est vendue au Canada et en Europe. Installée dans la Cité de la biotechnologie depuis 2009, la PME de 20 employés a investi 600 000 $ l'an dernier pour agrandir ses espaces de laboratoire et acheter de nouveaux équipements spécialisés.

Innovation technologique

«Toute la Cité est axée vers l'innovation technologique, soit pour le développement de produits ou de procédés novateurs», explique André Barnabé, directeur général de Saint-Hyacinthe Technopole.

En 2012, la Cité accueillait ainsi la jeune pousse pharmaceutique Sterinova qui, quatre ans plus tard, lançait ses activités de production dans une usine de 70 M$, l'un des plus importants investissements réalisés dans la Cité de la biotechnologie. En 2017, l'entreprise spécialisée dans le développement et la fabrication de produits injectables prêts à l'emploi passait dans le giron de la multinationale allemande B. Braun.

En décembre 2013, l'entreprise Natur+L XTD, qui offre des services en impartition de pasteurisation à froid pour des entreprises agroalimentaires, y implantait également une nouvelle usine de production de 6,5 M$. Or, la présence de cette entreprise dans la Cité «a eu un effet d'entraînement et a favorisé la venue d'un autre entreprise, Jus DOSE, qui profite des services de Natur+L XTD», indique M. Barnabé.

Jus DOSE, qui fabrique et commercialise sa gamme de jus pressés à froid entièrement biologiques ainsi que des produits de marque maison, y a en effet ouvert son usine de production en 2016. Deux ans plus tard, elle réalisait une nouvelle phase d'investissement de 1 M$ pour agrandir ses installations et renouveler ses équipements de production.

Appui des centres de recherche

Ces entreprises gravitent autour de nombreux centres de recherche et d'établissements d'enseignement spécialisés dans les domaines agroalimentaire et vétérinaire. À commencer par la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal, dont l'entreprise Prevtec Microbia est d'ailleurs une entreprise dérivée (spin-off).

Elles peuvent aussi compter sur l'appui du Centre de recherche et de développement sur les aliments de Saint-Hyacinthe, l'un des 19 centres de recherche d'Agriculture et Agro- alimentaire Canada. Le Centre est principalement voué à la recherche et à la mise au point de méthodes de préservation des aliments et du maintien de leur qualité, ainsi qu'à la transformation sûre et efficace des aliments. La salubrité des aliments constitue aussi un domaine important de recherche de ce Centre qui collabore également avec la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal.

Enfin, le Centre d'innovation technologique en agroalimentaire Cintech, un centre collégial de transfert technologique affilié au Cégep de Saint-Hyacinthe, de même que l'Institut de technologie agroalimentaire et son campus de Saint- Hyacinthe, jouent aussi un rôle important dans la création et le développement des entreprises de ce secteur d'activité.

La présence de ces institutions d'enseignement et de recherche, dans un même périmètre, a d'ailleurs amené la création d'un «Quartier des études supérieures». Cette appellation vise notamment à les rendre encore plus visibles auprès des entreprises et de potentiels étudiants.


image

Expérience citoyen

Mercredi 26 août


image

Gestion de l'innovation 2020

Mercredi 09 septembre


image

Expérience client

Mercredi 16 septembre


image

Gestion agile

Mercredi 07 octobre

DANS LE MÊME DOSSIER

Sur le même sujet

Ouverture prochaine de la première usine canadienne de Bel

Édition du 15 Avril 2020 | Maxime Bilodeau

FOCUS RÉGIONAL: MONTÉRÉGIE. La première usine canadienne du Groupe Bel, multinationale française de l’industrie...

Un futur pôle logistique à Sorel-Tracy

Édition du 15 Avril 2020 | Maxime Bilodeau

FOCUS RÉGIONAL: MONTÉRÉGIE. Une zone industrialo-portuaire grande de 7 millions de pieds carrés prendra de l’essor...

À la une

Twitter enquête sur un important piratage de comptes

09:23 | AFP

Des messages donnaient aux internautes 30 minutes pour envoyer 1 000 dollars en bitcoins afin d'en gagner le double.

La plus belle des intersections

BLOGUE INVITÉ. Vous devez changer les règles de votre jeu. Voici pourquoi:

À surveiller: Innergex, Savaria et Cogeco

Que faire avec les titres de Innergex, Savaria et Cogeco?