S'exposer aux pays émergents avec des devises

Offert par Les Affaires


Édition du 08 Octobre 2016

S'exposer aux pays émergents avec des devises

Offert par Les Affaires


Édition du 08 Octobre 2016

Par François Normand

[Photo : 123RF/Bjoern Wylezich]

Les investisseurs peuvent aussi s'exposer aux marchés émergents en achetant un FNB spécialisé dans les devises, comme le nouveau fonds Horizons Global Currency (HGC).

Luc de la Durantaye, directeur général, répartition de l'actif et gestion des devises, chez Gestion des actifs CIBC, gère ce fonds créé le 19 juillet. Il investit dans 32 devises, comprenant celles du Brésil, de la Russie, de l'Inde et du Mexique - mais pas de la Chine.

La stratégie de la CIBC - qui compte 20 ans d'expérience dans la gestion des devises - consiste à dégager des rendements en achetant des devises sous-évaluées. Le différentiel de taux d'intérêt est aussi un critère important.

Ainsi, plus le différentiel entre les taux d'intérêt d'un pays émergent et ceux en vigueur au Canada est élevé, plus ce marché devient intéressant pour y acheter la devise nationale si elle est dévaluée.

C'est pourquoi le HGC investit par exemple en Russie : le rouble est sous-évalué et les taux d'intérêt sont beaucoup plus élevés qu'au Canada. «Actuellement, l'écart est de 9,5 points de pourcentage entre la Russie et le Canada. Ce qui représente une prime substantielle pour compenser le risque d'investir en Russie», dit Luc de la Durantaye, en précisant que le rouble constitue 5 % du panier de devises sous gestion du fonds.

Le FNB est un peu plus exposé à la roupie indienne, à 6 %. Là encore, la sous-évaluation de cette devise par rapport au dollar canadien et le différentiel de taux d'intérêt entre l'Inde et le Canada font en sorte que cette la roupie est attrayante.

On retrouve les mêmes conditions favorables au Brésil et au Mexique. Dans le fonds, le réal brésilien et le peso mexicain correspondent respectivement à 7 % et à 5 % des devises sous gestion.

Pour l'instant, le HGC n'est pas exposé au marché chinois, car les deux conditions gagnantes pour acheter le yuan ne sont pas réunies, selon Luc de la Durantaye.

«Le différentiel de taux d'intérêt entre la Chine et le Canada est relativement faible. De plus, le yuan est surévalué par rapport au dollar canadien», dit-il.

A lire aussi : Des FNB pour participer à la résurgence des marchés émergents

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