Payants, les FNB gérés activement?

Offert par Les Affaires


Édition du 01 Novembre 2014

Payants, les FNB gérés activement?

Offert par Les Affaires


Édition du 01 Novembre 2014

Par Stéphane Rolland

[Photo: Shutterstock]

Les fonds négociés en Bourse (FNB) ne sont pas confinés qu'à la gestion indicielle. Les investisseurs à la recherche d'une gestion active peuvent trouver dans les FNB gérés activement un outil à moindre coût que les traditionnels fonds communs de placement.

Cliquez ici pour consulter le dossier FNB: Comment bâtir un portefeuille solide

«En règle générale, les FNB gérés activement offrent une expertise comparable à celle des fonds communs, dit Yves Rebetez, éditeur du site spécialisé sur les FNB, ETF Insight. Ça les rend attrayants par rapport aux fonds communs de placement.»

Par exemple, le FNB Horizons de dividendes gérés activement (Tor., HAL) comporte des frais de gestion annuels de 0,70 %. Horizons est la première firme à avoir lancé un fonds activement géré en 2009. Les fonds de dividendes canadiens des principales banques, pour leur part, commandent des frais annuels de 1,7 % à 2 %.

Mieux que l'indiciel ?

S'ils présentent un avantage par rapport aux fonds communs, les FNB gérés activement constituent-ils pour autant un meilleur choix que celui de suivre passivement un indice ? Guy Lalonde, vice-président du Groupe Lamarre/Lalonde de la Banque Nationale, en doute. «Non seulement il y a très peu de valeur ajoutée à choisir la gestion active, mais on ajoute un risque au portefeuille : celui que le gestionnaire fasse un mauvais choix», prévient-il. De nombreuses études affirment que les gestionnaires de fonds commun de placement ne parviennent pas à battre leurs indices de référence constamment à long terme. Cet été, une étude de S&P Dow Jones Indice a démontré que seulement 0,07 % des professionnels américains y sont parvenu.

Yves Rebetez partage l'opinion de Guy Lalonde. «Les gestionnaires peinent à surpasser les indices, au mieux. Alors, pourquoi se tourner vers eux ?» demande-t-il.

Un autre son de cloche

Alfred Lee, stratège en matière de fonds négociés en Bourse chez BMO Gestion d'actifs, voit les produits activement gérés d'un oeil plus favorable. «Nous croyons qu'un portefeuille diversifié devrait contenir les deux. Cela dépend évidemment de la catégorie d'actifs et du profil du gestionnaire.»

Avec certains produits plus complexes, un gestionnaire expérimenté peut apporter de la valeur ajoutée, nuance M. Rebetez. Parmi les catégories d'actifs, ils nomment les actions privilégiées, les obligations et les obligations à haut rendement. Il donne en exemple les FNB Horizons d'obligations à rendement élevé (Tor., HYI) et le FNB Horizons actions privilégiées (Tor., HPR). «La raison est que les gestionnaires sont plus connus et actifs dans le marché, ce qui leur permet d'obtenir de meilleurs prix pour leurs clients.»

0: C’est le nombre de gestionnaires de fonds communs de titres canadiens de dividendes qui a réussi à mieux performer que l’indice Aristocrates de dividendes du S&P/TSX sur une période de cinq ans, selon la plus récente édition du bulletin Standard & Poor’s Indices versus Active (SPIVA) Canada.

72 %: Presque les trois quarts des gestionnaires actifs ont mieux performé que le S&P/ TSX, concentré dans les financières et les ressources, du début d’octobre 2013 à la fin de septembre 2014. La proportion tombe à 35,7 % lorsqu’on établit cette comparaison sur cinq ans. Source : SPIVA Canada

Cliquez ici pour consulter le dossier FNB: Comment bâtir un portefeuille solide


image

Gestion agile

Mercredi 27 mai

DANS LE MÊME DOSSIER

À la une

Des copropriétés de plus en plus petites

La taille médiane des nouvelles copropriétés a diminué de plus de 25% en environ 15 ans.

L'ARC reporte la date limite pour les déclarations de sociétés

Il y a 25 minutes | La Presse Canadienne

Les déclarations de revenus des sociétés T2 autrement exigibles en juin, juillet ou août, sont reportées en septembre.

Start-ups: quel a été l’impact de la COVID-19?

10:57 | Jean-François Venne

DÉFI START-UP. Des start-ups ont vu leur modèle d’affaires devenir obsolète en quelques jours à cause de la pandémie.