«La façon la plus simple d'investir en Asie est d'acheter des FNB à la Bourse de New York»- Vincent Duhamel, responsable du bureau de Hong Kong de la banque privée suisse Lombard Odier

Offert par Les Affaires


Édition du 15 Novembre 2014

«La façon la plus simple d'investir en Asie est d'acheter des FNB à la Bourse de New York»- Vincent Duhamel, responsable du bureau de Hong Kong de la banque privée suisse Lombard Odier

Offert par Les Affaires


Édition du 15 Novembre 2014

Par Suzanne Dansereau

Vincent Duhamel, responsable du bureau de Hong Kong de la banque privée suisse Lombard Odier

Quelle est votre vision des marchés asiatique et mondial en ce moment ?

On traverse une période de forte volatilité, symptomatique pour l'instant d'une correction normale, après les fortes augmentations depuis un an et demi. Mais ce qu'il y a de plus significatif, ce sont les grandes volatilités sur le marché obligataire. Je ne crois pas que les campagnes d'assouplissement quantitatif vont diminuer beaucoup sur la planète, même si les États-Unis arrêtent. Elles se poursuivront surtout en Europe et au Japon qui vont et doivent continuer d'injecter des liquidités. Ces politiques monétaires expansionnistes ont une influence positive sur l'investissement, mais elles sont révélatrices d'économies encore très faibles.

Cliquez ici pour consulter le dossier «FNB: Comment bâtir un portefeuille solide»

Quels indicateurs suivez-vous ?

Le prix du pétrole, parce que sa baisse se traduit par un effet d'injection de plus de liquidités pour les consommateurs. Mais là encore, c'est un symptôme de faiblesse économique. Nous examinons aussi l'inflation ou la déflation en Europe et au Japon, de même que les statistiques sur le chômage aux États-Unis, qui nous permettront de voir dans quelle mesure Janet Yellen [la présidente de la Réserve fédérale] peut restreindre sa politique monétaire.

Où voyez-vous les occasions ?

On aime les titres de sociétés des pays émergents. Ils sont certes plus volatils, mais ils ont une base structurelle de consommateurs plus attrayante. On s'intéresse aux titres d'entreprises axées sur les consommateurs, en Indonésie, en Malaisie, en Inde et en Chine, où une nouvelle classe moyenne est en train de surgir. Cela n'arrivera pas du jour au lendemain, à moyen terme, mais disons que, sur une période de cinq ans, on peut acheter des titres de qualité sans avoir à se faire de souci au jour le jour.

Quelle est la meilleure façon pour un investisseur particulier d'investir à Hong Kong et en Asie ?

La façon la plus simple et la moins chère, c'est d'acheter des fonds négociés en Bourse sur le marché de New York. À Hong Kong, les FNB sont composés de sociétés immobilières et financières. Je suggère le Tracker Fund de Hong Kong. En ce qui concerne la Chine continentale, je conseille encore des FNB, parce que c'est difficile de trouver des gestionnaires de Montréal pour investir dans ce marché.

Vincent Duhamel, responsable du bureau de Hong Kong de la banque privée suisse Lombard Odier

Natif de Montréal, diplômé de l'Université d'Ottawa et CFA, Vincent Duhamel dirige le bureau régional de l'Asie de la banque privée suisse Lombard Odier depuis 2010. Il a également été directeur de Goldman Sachs à Hong Kong. Son actif sous gestion est de 8 milliards de dollars américains, tandis que celui de Lombard Odier dans le monde atteint 220 G$ US.

Cliquez ici pour consulter le dossier «FNB: Comment bâtir un portefeuille solide»

À la une

Le CELI d'Étienne Charest: un emprunt et de l'audace

07:31 | Jean Décary

PLEINS FEUX SUR MON CELI. En mars 2020, Étienne Charest a emprunté pour investir dans son CELI.

Les nouvelles du marché

Il y a 17 minutes | Refinitiv

Vaccination contre Omicron, BMO, croissance de l’emploi aux Etats-Unis, Didi sort du NYSE, et impôt minimum mondial.

Titres en action: BMO, Shell, Softbank

Mis à jour il y a 22 minutes | AFP et La Presse Canadienne

Voici une sélection d'annonces qui ont fait (ou vont faire) bouger les cours de ces entreprises.