Un FNB plus complexe mais transparent

Publié le 22/11/2014 à 07:56

Un FNB plus complexe mais transparent

Publié le 22/11/2014 à 07:56

Par Jean Gagnon

Photo: Shutterstock

L’industrie des services financiers ne s’arrêtera jamais d’innover afin de répondre aux besoins les plus pointus des investisseurs. Certaines expériences se sont toutefois avérées malheureuses. On n’a qu’à se rappeler certains billets garantis liés à des indices boursiers qui n’ont pas tenu la route lors de périodes de volatilité excessive et qui ont privé leurs détenteurs de rendement sur les investissements pendant plusieurs années.

Tandis que l’industrie des Fonds négociés en bourse (FNB) se complexifie et que de plus en plus de produits gérés ne répliquant pas simplement les indices boursiers ou obligataires sont créés, heureusement, certains manufacturiers s’assurent d’offrir des produits transparents afin que leurs détenteurs connaissent parfaitement la composition de leur investissement.

C’est le cas du FNB BMO obligations de sociétés liées à des actions (ZEL) qui a été lancé la semaine dernière. Le produit n’est pas simple, mais toute l’information nécessaire à l’investisseur est disponible.

Lisez notre dossier sur les FNB Comment bâtir un portefeuille solide

La division FNB de la BMO décrit le ZEL comme une solution de titres à revenu fixe, qui combine une exposition aux obligations de sociétés et une stratégie de superposition d’options et qui offre le potentiel de croissance du marché boursier canadien.

Il s’agit, vous l’aurez compris, d’un produit géré par les gestionnaires de BMO Gestion mondiale d’actifs. La stratégie est la suivante: les gestionnaires achètent d’abord des obligations de sociétés de bonne qualité dont les échéances sont à court et moyen terme. «Si l’accent est mis sur les obligations de court et moyen terme, c’est pour diminuer le risque de taux d’intérêt», explique Alain Desbiens, vice-président chez BMO Gestion mondiale d’actifs.

Le risque de taux d’intérêt vient du fait que la valeur d’une obligation fluctue inversement aux taux d’intérêt. Lorsque ceux-ci montent, la valeur de l’obligation baisse.

Une grande partie des intérêts gagnés sur les obligations servira ensuite à acheter des options d’achat sur les plus grandes sociétés canadiennes cotées en bourse. «L’objectif de la stratégie d’achats d’options est de capter de 40% à 60% de l’appréciation de la bourse canadienne à moyen ou à long terme», dit Alain Desbiens.

En combinant obligations de sociétés et options d’achats, le ZEL procure la stabilité d’un portefeuille de titres à revenu fixe, tout en offrant une certaine exposition au potentiel de croissance inhérent du marché boursier, expliquent les gestionnaires de la BMO. Les frais de gestion annuels maximaux sont de 0,40%.

Le produit peut paraître complexe, mais heureusement la présentation sur le site fnb.bmo.com est très transparente. On y retrouve la liste des obligations détenues avec leur pondération respective, ainsi que toutes les options d’achat que détient le fonds.

L’investisseur doit toutefois être bien conscient qu’il s’agit d’un produit particulier, explique Ian Gascon, de Placements Idema, et spécialiste des FNB. «Il faut d'abord comprendre que les gestionnaires ont une latitude complète quant à la gestion du fonds», dit-il. «Il ne faut pas non plus oublier que les obligations de sociétés, en plus du risque de taux d’intérêt, comportent aussi un risque de crédit plus élevé que les obligations gouvernementales.»

 

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