4 questions clés pour bâtir un portefeuille solide

Offert par Les Affaires


Édition du 01 Novembre 2014

4 questions clés pour bâtir un portefeuille solide

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Édition du 01 Novembre 2014

Par Stéphane Rolland
4. Actions américaines : Accepte-t-on toujours le risque de devise ?

Le consensus en faveur des actions américaines reste fort chez les portefeuillistes. Avec un dollar canadien sous les 90 cents américains, est-il temps de renouer avec les FNB qui ont une couverture contre le risque de devise ?

«Si seulement, je le savais», répond au bout du fil Camilla Sutton, stratège en chef du marché des devises de la Banque Scotia. L'une des expertes les plus citées au sujet du dollar canadien admet que, si on peut décoder les tendances de fond, il est impossible de prévoir les mouvements du huard.

Elle met donc les investisseurs en garde. Investir à l'étranger ajoute un élément de volatilité au portefeuille. Lorsque le dollar canadien se déprécie par rapport au billet vert, les actions américaines prennent de la valeur en dollars canadiens. C'est la situation inverse lorsque le huard gagne en altitude. «Lorsqu'on investit à l'étranger, on prend deux risques, rappelle-t-elle. En plus de celui inhérent aux marchés boursiers, on en prend un sur la devise.»

Les soubresauts provoqués par la trajectoire du huard sont considérables. En 2013, un investisseur qui ne se serait pas protégé aurait ajouté 7 % au rendement de son portefeuille. À l'inverse, il aurait réduit son rendement de 16 % en 2009, commente Mme Sutton.

Lors du lancement des premiers FNB au Canada, les investisseurs avaient le choix entre les FNB canadiens de titres américains couverts contre le risque de devise ou l'achat d'un FNB à la Bourse de New York. Depuis 2012, les principaux fournisseurs canadiens ont commencé à offrir des FNB sans produit de couverture, mais libellés en dollars canadiens.

Le huard sous la loupe

Les investisseurs ne doivent plus s'attendre à ce que l'effet de devise leur donne un coup de pouce, comme cela a été le cas en 2013, commente Clément Gignac, vice-président principal et économiste en chef de l'Industrielle Alliance. Toutefois, M. Gignac anticipe un huard légèrement plus faible, de 85 à 86 cents américains sur un horizon de 12 mois. La dépréciation du baril de pétrole et une économie américaine plus vigoureuse que celle de son voisin du Nord expliquent cela. Pour cette raison, une protection de devises n'est pas nécessaire, selon lui. L'investisseur pourrait même faire encore quelques gains sans couverture.

Malgré l'optimisme ambiant au sujet de l'économie américaine, Camilla Sutton estime que le dollar canadien est peut-être plus fort que certains ne le croient, notamment en raison de la santé budgétaire affichée par Ottawa.

Guy Lalonde, vice-président du Groupe Lamarre/Lalonde de la Banque Nationale, fait fi des prévisions des experts. Pour un investisseur qui adopte une stratégie indicielle, le dollar américain ajoute un élément de diversification, car il réagit différemment d'autres catégories d'actifs, dit le conseiller en placement et gestionnaire de portefeuille. Sa stratégie est de maintenir une couverture pour une partie de ses investissements.

4 %: Les actions canadiennes représentent 4 % des actions mondiales. Source : Placements NEI

- 12,6 %: Le dollar canadien s’est déprécié de 12,6 % par rapport au dollar américain depuis septembre 2012.

Cliquez ici pour consulter le dossier FNB: Comment bâtir un portefeuille solide

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