Devenir la Jehane Benoît du «sans gluten»

Offert par Les Affaires


Édition du 07 Novembre 2015

Devenir la Jehane Benoît du «sans gluten»

Offert par Les Affaires


Édition du 07 Novembre 2015

Caroline Roy, Cuisine L’Angélique.

LAURÉATE - Caroline Roy rêvait de devenir médecin, d'aider les autres. Mais elle a trouvé un autre moyen de satisfaire son côté altruiste : elle a lancé sa gamme de produits de boulangerie sans gluten ni caséine. «Tout a commencé en 2006. À cette époque, mon jeune fils présentait plusieurs symptômes s'apparentant à l'autisme. En faisant des recherches, j'ai découvert qu'une diète sans gluten ni caséine pouvait lui être bénéfique», raconte la lauréate des Prix Femmes d'affaires du Québec dans la catégorie Entrepreneure, petite entreprise.

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Le hic : elle n'arrive pas alors à trouver des produits qui répondent à ses exigences en matière d'alimentation saine et naturelle. «J'avais banni les produits raffinés de mon menu depuis plusieurs années. Cependant, tous les produits sans gluten et sans caséine que je trouvais étaient bourrés d'additifs», déplore-t-elle.

Déjà habituée à fabriquer son propre pain, Caroline Roy décide d'élaborer une recette sans gluten ni caséine, faite à partir d'ingrédients biologiques et qui pourrait confondre les amateurs de pain de blé. «Au bout de deux ans et demi d'essais et d'erreurs, j'ai réussi un premier pain qui répondait à tous ces critères», dit-elle.

En plus de son pain, l'apprentie boulangère met au point d'autres recettes : gâteaux, gaufres, pâte à tarte, etc. «Nous étions tellement emballés par les résultats que nous avons décidé d'en faire bénéficier le plus de gens possible en lançant Cuisine L'Angélique.»

Quelques mois seulement après l'arrivée sur les tablettes du premier produit de l'entreprise, Jacqueline Lagacé lançait le livre Comment j'ai vaincu la douleur et l'inflammation chronique par l'alimentation. «Toutes nos recettes respectaient les normes du régime hypotoxique qu'elle préconisait. Ce livre nous a permis de décupler nos ventes», se souvient Caroline Roy. Sa PME, établie à Coaticook, compte 13 employés.

Le plus grand risque qu'elle ait jamais pris

«J'ai rapidement dû investir plus de 100 000 $ pour me procurer de nouveaux équipements afin de satisfaire la demande. Le risque était d'autant plus grand que ces équipements étaient conçus pour fabriquer des produits standard. Il s'est écoulé un an avant que je réussisse à les mettre au point. J'ai aussi été obligée de trouver un second emploi pour être en mesure de rembourser mon emprunt.»

Ce qu'elle aimerait réaliser en affaires

«Je rêve de devenir la Jehane Benoît du "sans gluten" ! Je souhaite avant tout accompagner les gens dans leur régime sans gluten, afin que celui-ci ne soit plus perçu comme une contrainte.»

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