Sylvie Monette : «aider les autres, une source de bonheur»

Offert par Les Affaires


Édition du 11 Novembre 2017

Sylvie Monette : «aider les autres, une source de bonheur»

Offert par Les Affaires


Édition du 11 Novembre 2017

Sylvie Monette, associée, KPMG

Donner l’hospitalité à de jeunes itinérants croisés dans les rues de Montréal, aider une jeune camerawoman à réaliser un documentaire primé à Hollywood sur des chirurgiens canadiens en Ukraine… En plus d’être associée au sein du bureau montréalais de la firme KPMG, Sylvie Monette a plus d’une corde à son arc. Présidente fondatrice de l’association des CPA du Québec, elle a décidé de redonner à la communauté.


Finaliste - Bénévole fortement engagée - PRIX NELLY DE VUYST


D’où vous vient cet engagement pour la communauté ?


J’ai toujours eu à cœur d’aider les autres, car c’est pour moi source de bonheur. Que ce soit à travers mon rôle de CPA ou à travers l’Association des comptables professionnels agréés du Québec, j’avais pour objectif d’aider les autres à réussir, de les guider vers l’international ou à travers de nouvelles normes. Petit à petit, mon engagement au sein de la communauté est devenu plus informel.


Par quels moyens vous engagez-vous concrètement ?


Tout dépend des besoins, qui peuvent être financiers, moraux ou stratégiques… Souvent, ce sont des personnes que je rencontre grâce à mon réseau, ou qui viennent m’expliquer leur projet. J’ai déjà par exemple payé une personne pour qu’elle puisse réaliser des actions de bénévolat, en aidant des personnes âgées ou en faisant du nettoyage par exemple, que je n’avais moi-même pas le temps de faire. C’est gagnant-gagnant.


Redonner à la communauté fait partie des missions des entreprises selon vous ?


Oui, mais je suis consciente que ce n’est pas encore le cas pour tout le monde. Mais depuis qu’il y a davantage de femmes en affaires, je pense que l’on est moins dans la compétition et plus dans la collaboration, le partage et l’échange. J’encourage les gens à contribuer davantage dans un domaine qui les passionne : que ce soit de coacher des enfants, d’aller sur le CA de leur condo… Cela est propre à chaque personne. Il existe tellement de besoins.


Avez-vous déjà engendré des vocations ?


Oui, plusieurs personnes m’ont déjà dit que je les inspirais, et que je leur donnais envie de faire de bonnes actions. A ce titre, j’ai déjà réalisé des présentations auprès des employés de KPMG sur la contribution communautaire. Il faut que les gens soient fiers des dons qu’ils font et qu’ils puissent partager leurs expériences avec d’autres.


Vous êtes-vous inspiré d’exemples ?


Malheureusement, de mon temps, il y avait moins de modèles. Il existe plusieurs personnes qui aident les autres aussi, mais elles n’en parlent pas. Il y a tellement de besoins que tout le monde devrait participer : les individus, les familles, le gouvernement… On ne devrait pas non plus critiquer la façon dont les gens donnent. Chaque acte devrait être célébré.


Comment choisissez-vous les projets que vous soutenez ?


Pour le projet sur l’Ukraine, ce n’était pas tant le pays que la personne, qui était passionnée par sa cause. Car il existe comme elle beaucoup de gens qui veulent changer le monde, mais n’ont ni les moyens ni le support moral pour y parvenir. Ce sont ces gens-là que j’ai choisi d’aider.


Qu’est-ce que pour vous l’excellence au féminin ?


Pour moi, un véritable leader est quelqu’un qui crée d’autres leaders. Je pense que mon rôle, en tant que leader d’une équipe, est de servir mes employés, afin qu’ils aient envie de rester et qu’il y ait un partage des connaissances. Je mets beaucoup d’importance sur le partage des expériences au sein des équipes : nous avons pour cela développé plusieurs outils collaboratifs ainsi que des formations en interne.


Lisez les biographies des finalistes et des lauréates du Prix femmes d'affaires


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