Nancy Déziel: dans les rouages de la politique

Offert par Les Affaires


Édition du 11 Novembre 2017

Nancy Déziel: dans les rouages de la politique

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Édition du 11 Novembre 2017

Nancy Déziel, directrice général, Centre National en Électrochimie et en Technologies Environnementales

Conseillère municipale de Shawinigan, Nancy Déziel est à la tête du Centre National en Électrochimie et en Technologies Environnementales (CNETE) après en avoir gravi les échelons un à un. Engagée pour que ce centre renoue avec la rentabilité, elle s’est aussi impliquée dans une dizaine d’organisations à caractère économique, en présidant notamment le conseil d'administration du DigiHub.

Finaliste - Cadre, dirigeante ou professionnelle, organisme à but non lucratif - PRIX FASKEN MARTINEAU

Pourquoi le milieu vous a-t-il séduit ?

J’ai commencé à travailler au centre il y a 24 ans, en faisant à peu près tous les postes : opérateur de recherche, responsable qualité, responsable du développement et de la formation, responsable du développement des affaires… Lorsqu’un poste à la direction s’est libéré en 2009, j’ai tenté ma chance. J’aimais l’idée de développer des projets innovants qui permettent aux PME d’être plus compétitives. Ce qui me motive, c’est la création d’emplois.

Quels ont été vos plus grands défis ?

Notre centre se situait dans les cinq centres que le ministère s’apprêtait à fermer. On a pris conscience des défis et relevé les manches. Nous avons haussé la performance de l’équipe, développé des expertises complémentaires, en faisant des efforts de développement ciblé et structuré. Nous avons aussi travaillé sur notre rayonnement afin de faire connaître ce que nous faisions.

Vous avez également une carrière plus politique : comment parvenez-vous à concilier les deux ?

J’ai participé à plusieurs CA et je me suis prise à aimer l’aspect politique. Cela n’a jamais été un objectif, mais quand j’ai vu que je pouvais avoir un effet sur la communauté. C’est pourquoi je me suis présentée au poste de conseillère municipale, et que je suis en course pour un second mandat. Ce qui est important est de trouver ce qui vous allume, une passion. Certains vont s’impliquer dans la culture, d’autres au niveau social ou organisationnel.

Quelle est votre vision pour le CNETE ?

Quand j’ai passé l’entrevue avec la direction, je savais que d’ici 10 ans, je voulais atteindre les 3M$ de CA et les 60 personnes. On est vraiment en ligne avec ça, avec 74 équivalents temps pleins et 2,7M$ de CA. Depuis ce temps, nous sommes restés dans les mêmes locaux où l’on commence à devenir à l’étroit. Nous avons demandé un financement au gouvernement fédéral et provincial pour une expansion d’ici deux ans.

Quel est votre style de management ?

Je ne sais pas si ces pratiques ont un nom, mais j’essaie de développer une gestion très horizontale où j’essaie de placer chaque employé au meilleur endroit, en fonction de ses compétences. Grâce à cela, j’ai un taux de roulement qui frôle le zéro. Pour moi, l’opinion du technicien en laboratoire ou du chercheur ou directeur scientifique ont la même valeur. L’idée est de favoriser le travail d’équipe.

Existe-il plus de défis lorsque l’on est une femme dans ce domaine ?

Nous travaillons dans un milieu assez ouvert, mais c’est toujours un défi. Quand j’ai pris la direction du CNETE il y a 8 ans, on était trois femmes à la direction, sur 49 centres. Aujourd’hui, nous sommes presque arrivés à la parité, nous avons fait du chemin.

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