Linda Strong Gallant: faire renaître l'auberge de ses cendres

Offert par Les Affaires


Édition du 11 Novembre 2017

Linda Strong Gallant: faire renaître l'auberge de ses cendres

Offert par Les Affaires


Édition du 11 Novembre 2017

Linda Strong Gallant, directrice générale et propriétaire, Auberge des Gallant

Les panneaux bleus de signalisation touristique aux abords des routes du Québec, c’est elle. La cofondatrice de l’auberge des Gallant, Linda Strong Gallant, s’implique depuis plusieurs années dans son industrie. Au point de cofonder également le réseau Hôtellerie Champêtre, qui rassemble 26 hôteliers indépendants au Québec. En 2012, elle a également conduit la reconstruction de son auberge, après que celle-ci ait été frappée par un incendie majeur.


Finaliste - Entrepreneure, moyenne entreprise -PRIX GROUPE INVESTORS, Anik Lehouiller


Quel a été votre plus gros défi ?


Suite à l’incendie qui a touché l’auberge en 2012, il a fallu dialoguer avec les banques et les assureurs. Sans compter que 10 jours après, mon mari a fait un AVC et a été à l’hôpital pendant des mois. Nous avions 94 mariages de prévu, dont l’un d’eux quelques jours plus tard, et un projet de 6M$ à rebâtir sans argent… En moins de 24h, nous avions divisé les tâches pour qu’on puisse continuer à opérer dans l’aile qui n’avait pas été touchée, en contactant les gens par Facebook, en faisant une conférence de presse. Cela nous a permis de garder une bonne réputation.


Quels enseignements tirez-vous de cet épisode ?


Je suis une personne qui veut transformer le négatif en positif. La première chose que nous avons faite a été de rectifier les erreurs qui avaient pu être commises au démarrage, avec des chambres donnant côté jardin, au lieu d’avoir une vue sur les stationnements, ou de prévoir un plus grand nombre de chambres.


Vous aviez fait le pari de vous installer en région…


S’installer loin de tout était un pari. En réalité, nous étions visionnaires car nous pensions que dans le futur, les gens rechercheraient la nature. Il fallait être patient mais nous n’avons jamais douté. Notre auberge est située en pleine forêt : c’est comme cela que j’ai constaté un besoin pour des panneaux bleus, un projet dont j’ai ensuite été l’instigatrice. Car lorsqu’on est comme nous loin de temps, les gens vous oublient facilement.


Quel est votre principal enjeu pour l’avenir ?


Nous aimerions que notre projet futur coïncide avec le développement durable, mais aussi qu’il rende service à la communauté, avec la construction de petites maisonnettes qui permettraient, soit à des personnes de s’installer après leur retraite, soit de les acheter pour y vivre six mois par an et les louer le reste du temps. Cela représente un investissement de 10 à 20M$ sur 5 ans.


Qu’est-ce que l’excellence au féminin pour vous ?


C’est le fait d’avoir une vision et de la partager avec son équipe. Il ne faut jamais que l’entreprise soit l’affaire d’une seule personne. Il est important de s’entourer de personnes qui ont plus de talent que vous, sans en avoir peur. Trop souvent, on se limite à vouloir bien paraitre et être le meilleur dans tout, mais ce n’est pas la bonne recette.


Quelle est votre style de management ?


A chaque fois qu’on poste s’ouvre, on a essayé de donner d’abord la chance à nos employés pour qu’ils puissent accéder à des postes supérieurs. Je voulais aussi les impliquer dans l’entreprise, comme copropriétaires, pour établir un partage du profit, pour qu’ils aient une part dans l’entreprise.


Lisez les biographies des finalistes et des lauréates du Prix femmes d'affaires

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