Ingrid Gagné: entrepreneure jusqu'au bout des cils

Offert par Les Affaires


Édition du 11 Novembre 2017

Ingrid Gagné: entrepreneure jusqu'au bout des cils

Offert par Les Affaires


Édition du 11 Novembre 2017

Ingrid Gagné, vice-présidente, Misencil

Ingrid Gagné a fait le tour du domaine de l’esthétique avant de cofonder en 2003 l’entreprise BG Beauté, maison-mère de la marque Misencil. Elle est aussi aux commandes du magazine consacré aux professionnels de l’esthétique, les Nouvelles Esthétiques Canada. Son ambition : devenir le numéro 1 mondial, en ouvrant des filiales et boutiques dans les plus grandes villes du monde d’ici cinq ans.

Lauréate - Entrepreneure active à l’international - PRIX CAISSE DE DÉPÔT ET PLACEMENT DU QUÉBEC

Comment avez-vous démarré dans l’entrepreneuriat ?

Ma vie a vraiment commencé à 27 quand j’ai créé l’entreprise BG Beauté (45 salariés à Terrebonne) avec mon mari, Jean-Jacques Benguigui, que j’ai rencontré lors d’un salon de l’esthétique. BG Beauté, du nom de nos deux initiales, est la structure qui regroupe Misencil ainsi qu’une ligne de maquillage permanent.

L’un de vos principaux défis ?

Faire d’un métier artisanal une marque internationale. La plus grande marque de cosmétiques au monde achète aujourd’hui nos cils pour tester leurs mascaras, car ils sont au plus près du naturel. Nous enregistrons une croissance de 30% au Canada et de 50% en France, avec un chiffre d’affaires de près de 10M$. En plus d’une filiale à Paris, nous sommes sur le point d’ouvrir une seconde filiale aux Etats-Unis et étudions aussi l’Amérique du sud.

Votre plus grande réalisation ?

Avoir contribué à créer un nouveau métier. Lorsque je suis allée voir mon banquier pour lui dire que j’allais vendre des cils, il fallait avoir un certain culot, car ce métier n’existait pas… Je suis aussi très fière de pouvoir organiser, à travers notre magazine, les Victoires du regard, qui est le premier championnat d’extension de cils au niveau mondial.

Vous êtes également éditrice d’un magazine depuis deux ans…

Cela me permet d’ouvrir de nouveaux horizons dans le domaine de l’esthétique. C’était à la fois excitant et apeurant. Il nous a fallu bâtir une nouvelle équipe différente de celle de Misencil pour assurer la neutralité, car nous ne favorisons pas une marque plutôt qu’un autre dans le magazine.

Avez-vous eu des mentors ?

Dans le domaine de l'esthétique, l'une des personnalités qui m'ont inspirées a été Lise Wattier ou encore Estée Lauder, qui a eu l'idée d’offrir des cadeaux avec les achats et de créer des lignes de cosmétiques coordonnées avec les collections internationales de mode. En lançant les soins du visage pour les hommes, elle a elle aussi été une pionnière.

Comment conciliez-vous votre vie professionnelle et personnelle ?

Je suis une femme qui n’a pas eu d’enfants, mais qui a la chance d’avoir des petits enfants grâce à mon mari, cela rend forcément les choses plus faciles pour voyager… Je me rends environ une fois par mois à Paris, et sous peu aux Etats-Unis aussi. Il est vrai que l’on parle souvent de travail à la maison, mais on n’a pas l’impression de travailler car les idées fusent ! On a aussi parfois des idées en allant faire du shopping…

Pour réussir dans cette industrie, faut-il aimer son produit ?

Oui, il faut en être amoureux pour l’emmener là où on veut !

Lisez les biographies des finalistes et des lauréates du Prix femmes d'affaires

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